‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 119 sur 173 · Rapports des 10 et 11 juillet · texte numérisé non relu

Rapports des 10 et 11 juillet

tières. » — « Nefftzer^ nous écrivait un informateur journaliste, a dit avec tristesse devant moi : (( Voyez ce que c'est que la politique mili- « taire, voilà Paris redevenu bonapartiste en « vingt-quatre heures. Si l'Empereur remporte <( des succès trop éclatants, c'en est fait pour « longtemps de la liberté en France l »

Les excitations des journaux intransigeants restaient sans effet. Quoique notre illustre Michelet ait commis l'erreur, indigne de son §'énie, d'apporter son secours ^w Rappel, About, étincelant de patriotisme et de bon sens spirituel, raillait, aux applaudissements publics, les fureurs pacifiques de ce journal : « Que signifient, disait-il, ces tambours au Rappel (il était semé de petits tambours) si la guerre la mieux fondée, la plus légitime, la plus indispensable à la sécurité nationale est un crime? Remplacez-les par des guitares ou dites franchement que vous

battez le tambour de la guerre civile L'opinion de l'immense majorité du peuple français, qui, si l'on avait fait un plébiscite, se serait exprimée par huit millions de voix, était formulée par Mazade dans la Chronique de la Revue des Deux-Mondes : « Quand même le Gouvernement français aurait eu des torts de détail et se serait montré un peu vif, la Prusse n'en reste pas moins la seule et essentielle provocatrice. Elle est et elle doit rester la seule provocatrice violente par

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