‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 139 sur 173 · novembre · texte numérisé non relu

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CONCLUSION ET RESUME. 55;i

anglais avait dit que la France, après avoir montré de la mauvaise humeur, se tairait et céderait. Quand je vois mon pays ainsi humilié, je ne puis contenir le sentiment qui m'oppresse et je m'écrie : « Quoi qu'il arrive, sachons être toujours ce qu'ont été nos pères et faisons que la France ne descende pas du rang qu'elle a toujours occupé en Europe ^ » [Vive adhésion à f/auche... Acclamations prolongées.) L'héritier même du trône, le duc d'Orléans, indigné, disait : « Il vaut mieux succomber sur les rives du Danube ou sur celles du Rhin que dans un ruisseau de la rue Saint-Denis. »

Les conséquences de cette prudence ou de cette pusillanimité de Louis-Philippe, qu'on se serve du terme qu'on préférera, lui furent fatales. 11 resta debout encore, mais comme un arbre dont les racines sont pourries et, au moindre coup de vent un peu fort, il fut renversé. La nation irritée se crut déchue de son rang « et fut prête à ces résolutions désespérées que de pareilles impressions font naître chez un peuple orgueilleux, inquiet, irritable comme le nôtre- ». Alors se justifia celle prédiction de Tocqueville « qu'une paix sans gloire est une des voies qui conduisent à la révolution^ ». Toute politique avec l'Angleterre devint difficile (l'aveu est de Guizot), ^( à cause du souvenir ardent et amer que ces événements avaient laissé dans le cœur du

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