‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 141 sur 173 · Paix et Guerre, t. I, p · texte numérisé non relu

Paix et Guerre, t. I, p

CONCLUSION ET RESUME. S^io

dans sa tradition militaire^ ^k — « Les intrus, a dit Louis Yeuillot, ne voulaient pas de gloire, parce qu'ils ne voulaient point de difficultés. Ils périrent pour avoir évité toutes les difficultés, c'est-à-dire esquivé tous les devoirs ^ » Berryer avait considéré riiumiliation imposée à la France en 1840 a comme l'affront le plus grand que l'on pût recevoir^ ». Qu'aurait-il pensé si notre ambassadeur avait été éconduit pendant les négociations, et si l'on avait annoncé à l'Europe ce joli procédé? Quelles paroles d'indignation n'aurait-il pas fait entendre s'il y avait eu alors une dépêche d'Ëms !

Dans notre cas, il n'y avait plus moyen d'équivoquer, de se réfugier derrière un manque d'égards qui ne serait pas une offense. L'offense était directe, palpable, sanglante, voulue. Palmerston avait certaines excuses à invoquer pour justifier son acte, notamment qu'il avait été précédé par une année de négociationsin fructueuses et que, si la signature avait été clandestine, sa préparation, sa possibilité, son imminence n'avaient pas été ignorées du gouvernement français. A l'acte de Bismarck aucune excuse. Palmerston ne cessait de se défendre d'avoir voulu outrager la France ou son gouvernement^; Bismarck avait

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