Gavour à Arese, 28 février
2. Histoire du Consulat et de l'Empire^ t. XTII, p. 219. Ceci est dit à propos d'une fîère réponse de notre ministre Alquier, à une impertinence de Bernadotte.
3. c( Le Gouvernement impérial a mis moins d'empressement qu'on ne Pavait cru à relever le gant que nos ennemis nous avaientjeté, et certainement si Napoléon III avait reculé, il serait tombé sous le mépris public aussi complètement qu'après Sedan. » D'Agreval, Univers, 29 déc. 1872.
en particulier, atteste que tout gouvernement qui s'est montré moins susceptible que la nation sur le poiut d'honneur, avait été, quoi qu'il fît d'ailleurs, irrévocablement condamné. Intuta quœ indecora.W n'yapas de sécurité dans l'ignominie. « Pourquoi le siècle de Louis XV descendit-il si bas dans l'estime des contemporains? Parce que, sauf la bataille de Fontenoy et quelques vaillantises à Québec, la France fut continuellement humiliée. Les lâchetés de Louis XV retombèrent sur la tête de Louis XVI et^abattirent^ » Un désastre militaire est un accident qui se répare. Quelle nation n'en a subi? La perte acceptée de l'honneur est une mort dont on ne revient pas. Depuis 1870 je me suis souvent imaginé à la tribune le 15 juillet, conseillant la résignation à l'outrage, et je me suis demandé comment j'aurais pu engager une nation sensible alors à l'honneur, confiante en l'invincibilité de son armée, à dévorer un procédé sans précédents et si manifestement insultant, comment j'aurais répondu aux huées de l'assemblée et au mépris de tous les hommes de cœur : je n'ai rien trouvé. Il n'était pas humainement possible, dans les circonstances au milieu desquelles nous délibérions, d'agir autrement que nous l'avons fait.