‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 152 sur 173 · Discours du 2.") janvier 184r · texte numérisé non relu

Discours du 2.") janvier 184r

résolument au Parlement « que les créances présentées par le gouvernement des États-Unis sont de telle nature qu'aucune nation dont les yeux sont ouverts ou qui est douée de toute son intelligence, ne saurait les admettre, même à la dernière extrémité. » (Février 1872.) Sur ces paroles, les consolidés baissent d'un 1/2, les Américains déclarent que le langage du premier ministre a été injurieux pour le gouvernement et le peuple américains. Cependant, quand ils ont bien crié, ils se calment et, avertis qu'ils ont à opter entre la guerre et l'abandon d'une prétention insoutenable, ils renoncent à leur prétention.

Dans les premiers jours de 1888, Bismarck, inquiet de mouvements de troupes en Russie, craignit une attaque prochaine contre l'Autriche. Quel moyen emploie-t-il pour l'empêcher? Il déclare publiquement qu'il ne tolérera pas une agression contre l'Autriche; et afin que la Russie n'en doute pas, il fait publier simultanément à Berlin et à Vienne un traité d'alliance conclu en octobre 1879 entre l'Empereur Guillaume et l'Empereur François-Joseph, dont le premier article disait : « Si, contrairement à ce qu'il y a lieu d'espérer et contrairement au sincère désir des deux hautes parties contractantes, l'un des deux empires venait à être attaqué par la Russie, les deux hautes parties contractantes sont tenues de se prêter réciproquement secours avec la totalité de la puissance militaire de leur empire. « Le Tsar ne fut certainement pas satisfait, il ne jugea cependant pas que cette publication, quoique désagréable, excédât les avertissements permis et il ne troubla pas la paix.

Que dire des outrecuidants qui, le prenant de haut, ont vu dans notre déclaration du 6 juillet,

conforme à tant de précédents, une preuve de notre inexpérience et de notre ignorance diplomatique? -Je les renvoie à l'école.

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