‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 20 sur 173 · Discours de Bismarck, 21 septembre · texte numérisé non relu

Discours de Bismarck, 21 septembre

3. Stanley à Loftus, 18 août 1867. — Buchanan à Stanley, 22 avril 1867. — Loftus à Stanley, 27 avril 1867.

excusables de se ranger aux désirs de l'opinion publique que s'ils les estiment légitimes et raisonnables. Les condamnent-ils, leur devoir de les combattre est d'autant plus étroit que cette opposition les rectifiera peut-être. Loin de céder humblement à la déraison populaire, leur rôle est de se placer au-devant d'elle, d'opposer à son effort un premier obstacle à briser, afin qu'épuisée peut-être par cette lutte, elle arrive domptée, ou au moins apaisée, aux pieds du souverain rivé au trône.

La justification de l'empereur Napoléon lll est complète, dès qu'il est établi, ce qui est l'évidence même, qu'il s'est opposé à la candidature Hohenzollern à tous risques, parce qu'une opinion publique à peu près unanime l'y a contraint. Mais celle des ministres n'est pas même ébauchée par cette constatation. Il leur reste à démontrer que l'opinion a eu raison d'exercer cette contrainte sur l'Empereur. Si elle était égarée, leur devoir était de la contredire, d entrer en conflit ouvert avec elle, et, s'ils ne réussissaient pas à la vaincre, de se retirer, d'abandonner à d'autres le triste privilège de consommer un acte de folie î

Nous touchons ici à ce qui domine véritablement le drame diplomatique et militaire dont nous allons faire le récit. Quelle importance faut-il attacher à ce fait d'un prince allemand s'asseyant sur le trône d'Espagne? Est-ce un fait sans menaces en ce qui nous concerne, sans profit en ce qui touche la Prusse, et avons-nous.

en menant grand bruit de cette éventualité, l'ait, comme dit Scherr, d'une puce un éléphant? C'est ce que nous examinâmes, Gramont et moi, en quelques heures qui équivalaient, par l'intensité de notre travail, à de longues journées. Voici quel fut le résultat de cet examen.

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