Protocole de la conférence de Londres du 3 février
Cobourg, depuis roi des Belges, qu'en établissant qu'il avait cessé d'appartenir à la famille royale d'Angleterre. En 1831, après la révolution qui sépara la Belgique de la Hollande, Palmerston, plénipotentiaire à la conférence de Londres, invoqua le précédent grec et fît décider qu' « au cas où la souveraineté de la Belgique serait offerte à des princes des familles qui régnent en Autriche, en France, dans la Grande-Bretagne, en Prusse et en Bussie, cette offre serait invariablement rejetée ^ ». Et malgré l'enthousiasme avec lequel avait été reçue l'élection au trône par le Congrès national (1831) de son fils, le duc de Nemours, Louis- Philippe refusa son consentement de chef de famille au vœu du peuple belge. Considérant que le souverain de la Belgique devait nécessairement répondre aux conditions d'existence de ce pays (la neutralité), on exclut également le prince de Leuchtenberg, fils d'Eugène de Beauharnais, allié par sa mère Amélie de Bavière à la famille Bonaparte, bien qu'il n'appartînt à aucune des cinq grandes puissances.
A la suite de cette double exclusion, avant d'offrir la couronne à Léopold de Saxe-Cobourg, le gouvernement belge s'assura que le gouvernement français, d'abord contraire, avait renoncé à son opposition, et le Prince lui-même, après le vote du Congrès national, n'accepta la couronne que sur l'assurance des représen-