Protocole du l*^'' février
tants des grandes puissances que son élection serait reconnue ^ En J846, malgré le désir de la reine Marie-Christine de donner à sa fille un prince aussi séduisant que le duc d'Aumale, l'Angleterre prononça contre ce mariage une exclusion formelle qu'elle renouvela plus tard contre le duc de Montpensier, et devant laquelle Louis -Philippe dut renoncer à un projet cher à son cœur. En 1859, un parti toscan offrit au prince Napoléon la couronne grand-ducale: l'Empereur ne voulut pas même discuter le projet, et à l'égard de Naples il écarta péremptoirement les prétentions qu'on supposait aux Murât. En 1862, après l'expulsion de Grèce du roi Othon, il refusa encore d'autoriser la candidature d'un des membres de sa famille. Le tsar Alexandre n'approuva pas davantage celle de Romanowski, époux de la grande-duchesse Marie Nicolaïewna, fille de Nicolas, quoiqu'on pût contester que le Prince eût été admis au rang des princes de la famille impériale, et soutenir qu'il se trouvait dans une situation analogue à celle de Léopold de Saxe-Cobourg vis-à-vis la maison d'Angleterre, lorsqu'il fut choisi comme souverain de la Grèce. L'Angleterre suivit la même conduite relativement au prince Alfred, un des fils de la Reine, et le Congrès hellénique l'ayantélu quand même, la Reine ne l'autorisa pas à accepter". Yis-à-vis de l'Espagne même, un