‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 85 sur 173 · De Lyons à Granville, 13 juillet · texte numérisé non relu

De Lyons à Granville, 13 juillet

2. Ces télégrammes ont été révélés par Moritz Busch dans un article publié dans le Times au lendemain de la mort de Bismarck, sous le titre de Bismarck et Guillaume I^'.

avec l'ambassadeur, auquel il avait dit son dernier mot. (( La scène du matin, à la promenade des Sources, dit Sybel, avait changé les dispositions du Roi à l'égard de Benedetti ; il résolut de ne plus le recevoir \ » Il persista seulement à ne pas donner à cette interruption des rapports personnels un caractère offensant, soit pour la France, soit pour l'ambassadeur.

Cette volonté ne fut pas modifiée par un incident qui eût pu entraîner au delà de ce qui était juste un souverain moins maître de lui-même. A 8 h. 57 était parvenu entre les mains d'Abeken le rapport de Werther sur son entrevue avec Gramont et moi. Abeken, avant d'en parler au Roi, voulut consulter les deux ministres de l'Intérieur et des Finances, Eulenbourg et Camphausen, dont l'arrivée était annoncée pour onze heures quinze. Ils ne furent point d'avis de communiquer le document, jugeant qu'ainsi penserait Bismarck, auquel le rapport avait été télégraphié. Ils se rendirent auprès du Roi; ils lui expliquèrent pourquoi le Chancelier n'avait pas continué son voyage et appuyèrent le conseil, déjà télégraphié deux fois, de rompre toute relation avec Benedetti, sans quoi, au grand dommage de son prestige en Allemagne, Sa Majesté serait rendue responsable d'une retraite considérée comme une capitulation devant la France, et Bismarck abandonnerait ses fonctions. Le Roi ayant demandé si on n'avait pas reçu des nou-

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