‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 87 sur 173 · King John, act. III, se. III · texte numérisé non relu

King John, act. III, se. III

d'après le Grand-Duc de Weimar, frère de la reine Augusta, l'intermédiaire entre le Roi et le Tsar, Bismarck lui-même avait ouvert la perspective de la dénonciation du traité de Paris, déclarant qu'il en avertirait dès que le moment opportun pour agir serait venu\ L'ambassadeur anglais Loftus étant venu féliciter le Chancelier de la solution de la crise, il exprima le doute que la renonciation tranchât ledifierend. A l'en croire, il aurait reçu le matin des dépêches de Bremen, Kœnigsberg et autres villes exprimant une forte désapprobation de l'attitude conciliatrice prise par le roi et demandant que r honneur du pays fût sauvegardé. L'ambassadeur anglais, habitué à ses façons, devina ce qu'il méditait : « Si quelque conseil opportun, quelque main amie n'intervient pas pour apaiser l'irritation qui existe entre les deux gouvernements, la brèche, au lieu d'être fermée par la solution de la difficulté espagnole, ne fera probablement que s'élargir. Il est évident pour moi que le comte Bismarck et le ministère prussien regrettent F attitude du Roi et ses dispositions à F égard du comte Benedetti, et que par égard à l'opinion publique allemande, ils sentent la nécessité de quelque mesure décisive pour sauvegarder F honneur de la nation. »

Quelle serait cette mesure décisive? Tantôt Bismarck pensait à demander des explications sur nos prétendus armements, tantôt il voulait

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