‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 88 sur 173 · Ottokar Lorenz, p · texte numérisé non relu

Ottokar Lorenz, p

quelque garantie donnée par la France aux puissances, reconnaissant que la solution actuelle de la question espagnole répondait d'une nianière satisfaisante à nos demandes et qu'aucune réclamation ne serait soulevée plus tard. « Il nous faut savoir, disait-il, si la difficulté espagnole écartée, il n'existe pas encore quelque dessein mystérieux qui puisse éclater sur nous comme un coup de tonnerre. » Enfin il s'arrêta à l'idée de nous adresser une sommation directe à laquelle nous fussions obligés, sous peine d'être déshonorés, de répondre par un cartel, car il lui importait plus que jamais de rejeter sur nous l'initiative diplomatique de la rupture : il nous eiit sommés de rétracter ou d'expliquer le langage de Gramont à la tribune, en y dénonçant une menace et un affront à la nation et au Roi; il ne pouvait plus « entretenir de rapports avec l'ambassadeur de France, après le langage tenu à la Prusse par le ministre des affaires étrangères de la France à la face de l'Europe ^ ».

Ces récriminations étaient pitoyables et n'auraient pas résisté au débat devant l'opinion européenne. Nous lui aurions dit : « Vous prétendez que notre déclaration était une menace, un affront. Or quand a-t-elle été lue à la tribune? le 6; et c'est le 13 seulement que vous, votre Roi, votre presse, votre peuple, vous vous apercevez que vous avez été insultés et menacés ; un affront se sent plus vite. Votre Roi a été outragé, votre pays

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