Loftus à Granville, de Berlin, le 13 juillet
bravé le 6, et vous restez tranquillement à Varzin, jusqu'au 13, et votre susceptibilité ne s'éveille que lorsque votre conspiration est éventée et que votre complice vous a lâché. Vous ne voulez pas, dites-vous, être réveillé par un coup de tonnerre, c'est en votre pouvoir : vous n'avez qu'à ne pas aller dans les nuages jouer avec la foudre. Vous nous demandez des garanties. De quoi? Que vous serez désormais loyaux, paisibles, à vos affaires et non à celles des autres? Vous n'avez qu'à vous donner cette garantie à vous-mêmes, nous en serons ravis. » Loftus prévint notre chargé d'affaires Lesourd de ces dispositions. « Il serait important, lui dit-il, si, comme j'en suis convaincu, le Gouvernement français veut fermement la paix, qu'il ne fît pas étalage, à la tribune du moins, de l'issue favorable du différend, qu'il rendît hommage à l'esprit de concihation du Roi, qu'il apaisât l'opinion par des déclarations franchement amicales. Si, au contraire, les appréhensions actuelles subsistent, soyons sûrs que la guerre sera inévitable ^ »
Les dispositions agressives de Bismarck ne se manifestèrent pas seulement par des propos La presse allemande, à un signe de lui, élevait ou abaissait la voix. Il avait maintenu dans un calme railleur, presque indifférent, les journaux connus pour avoir un caractère officieux, tant qu'il avait compté que nous ne nous débarrasserions pas du