Bismarck, discours du 9 février
SOUS leur vrai jour la totalité de l'échange d'idées qui a eu lieu et de laisser à chacune les reproductions partielles exactement significatives que leur contenu aurait, si elles se trouvaient reproduites dans le rapport avec le reste de l'entretien ^ » Il télégraphia donc à Ems de ne pas communiquer au Roi la dépêche de Werther et de la considérer comme non avenue. A Werther luimême il télégraphia : « Le comte de Bismarck est convaincu que M. de Werther a mal interprété lesouvertures verbales an ministre français; des ouvertures de ce genre lui paraissant absolument impossibles; quoi qu'il en soit, il se refuse, en sa qualité de ministre responsable, de soumettre ce rapport à Sa Majesté pour une négofiatïon officielle. Si le Gouvernement français a des communications de cette espèce à faire ^ il doit les rédiger lui-même et les transmettre, par l'ambassadeur de France à Berlin. » Ainsi, pas plus à Berlin qu'à Ems, le rapport Werther n'a eu la moindre influence sur les négociations et n'a modifié leur tournure. Keudell, qui était à côté de Bismarck, le constate : a Le rapport n'eut d'autre conséquence que d'attirer à notre représentant, outre son congé immédiat, une réprimande sévère pour sa complaisance à se faire l'interprète d'une aussi offensante proposition. Du côté français, il n'a jamais été question de cela vis-à-vis de nous-. » En effet Bismarck rappelle Werther, mais non