CHAPITRE III
GARIBALDI A NAPLES. — V I CTO R - EM M A N U EL DANS LES MARCHES ET L'OMBRIE
Le malheureux François II est maintenant livré aux traîtres : il ne reste plus qu'à arrêter la manière dont on l'achèvera. Cavour, certain que ses mines ne seront pas allumées, renonce à organiser le coup final ; il ne dispute plus cet honneur à Garibaldi, il fait, avec sa facilité à se retourner, lestement machine en arrière, télégraphie à Persano : « Aidez le mouvement du j^énéral Garibaldi en sauvant'les apparences. Le gouvernement commence à être fatigué des hésitations et des défaillances des Napolitains pour lesquels il se compromet. Au point où en sont les choses, il faut renoncer à former un gouvernement à Naples en dehors de Garibaldi, il faut se mettre d'accord avec lui tout en tachant d'avoir l'escadre et les forts entre nos mains '. »
Garibaldi traversa donc le détroit sans en-