L'ENTREVUE DE VARSOVIE
Il fallait la crédulité fougueuse de Cavour pour admettre que dans l'automne de 1860 François- Joseph songeât à défendre par ses armes les Etats du Pape et du roi de iNaples, et à reprendre la Lombardie perdue. Les esprits calmes ne le craignirent pas : « Je n'ai jamais cru à une attaque de l'Autriche, écrivit Massimo dAzeglio, et j'y crois moins que jamais'. » Les menaces de Garibaldi, les déclarations plus mesurées mais non moins hostiles de Cavour avaient donné à François-Joseph et à son ministre la conviction qu'il allait être attaqué en Vénétie, et la crainte que l'Italie ne fût cette fois encore soutenue par la France. En vue de cette nouvelle guerre il voulut faire enfin cesser la froideur qui persistait entre lui, le ïsar et le régent de Prusse et essayer d'obtenir leur assistance.
Après un dîner àSchœnbrunn à l'occasion de