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le concernait, l'empire ottoman croyait utile à ses intérêts (janvier 1860). — C'était cause gagnée pourLesseps : car l'Europe entière, sauf Londres, la Russie naturellement, même l'Autriche, s'étaient déclarées favorables à son entreprise. MaisàConstantinople rien ne finissait. Le cabinet anglais n'ayant pas réussi à obtenir la condamnation du canal tourna sa colère contre le courageux vice-roi qui l'avait autorisé : c'était un dilapidateur, il fallait le remplacer. — Sous prétexte que les négociations entre les puissances loin d'être achevées n'étaient pas même commencées, il obtint une lettre vizirielle exprimant son mécontentement de l'importance et de l'activité des travaux. Lesseps, dont aucune traverse n'abattait la confiance ou ne troublait la belle humeur, dit à Saïd qui lui montrait cette lettre : <( En Espagne quand le roi envoyait à une municipalité un ordre qui pouvait être nuisible aux intérêts ou aux usages de la commune, le chef de la municipalité, en séance officielle, déroulait devant les membres du conseil l'ordre royal, le portait luimblement à son front, et ordonnait au greffier de l'enregistrer, en ajoutant : a Se acuta pero no se cumple; cela se respecte mais ne s'exécute pas, faites de même. » Saïd répondit comme les Espagnols, il respecta, mais n'exécuta pas.
Naturellement, ce fut à l'Empereur que Palmerstou et lUissell attrii)uèient son obstination, et cela n'adoucit pas les rapports.