‹ L'Empire libéral; études, récits, souvenirs: (volume 5)Chapitre 147 sur 177 · septembre · texte numérisé non relu

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justifiera ce qu'il y a pu y avoir d'irrégulier dans les moyens' ».

En un point il reste toujours lui-même, invariable, sans haut ni bas : quelque blessant ou inique que se fût montré un adversaire, le combat terminé, il pardonnait, excusait et, s'il en avait roccasion, obligeait. L'avoir attaqué n'était pas la plus mauvaise recommandation à ses faveurs. Pour en obtenir quelque chose, disaient ses amis, il faut lui en avoir fait de grosses, bisogna fargl'iene quaUuna délie grosse. S'il oubliait les injures, les services rendus ne s'effaçaient point de sa mémoire, et il considérait l'ingratitude « comme un vice honteux ». Il ne lui arriva jamais de piétiner le vaincu. Après la défaite de Lamoricière, Farini lui envoya le texte d'une proclamation aux peuples du Midi qu'il avait rédigée pour le Roi. « Elle est très belle, dit Cavour, mais pourquoi avoir appelé les vaincus un ramassis de gens, accozaglia di gente?- v Lorsqu'il eut débusqué Garibaldi de sa dictature par l'invasioQ des Marches et de l'Ombrie et par l'envoi de l'armée piémontaise, il ne voulut pas lui infliger l'humiliation et la colère de sa présence; il resta à Turin et envoya à sa place Farini, qui, sans être agréable, n'était pas aussi odieux au dictateur évincé.

Dans le commerce habituel de la vie, charmant, familier, aisément accessible, comme ceux qui, ayant toujours à la main le propos incisif, n'ont

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