Le «ain de mon affaire De (iuerry
été submergé par les notes. Ce sera pour avril.
Nous avons été de tempêtes en tempêtes. Ma femme n'est guère mieux. Elle est bien sensible à l'aimable souvenir de M"'*^ Ollivier, et très impatiente de retourner pour l'aller voir.
Rappelez-moi au souvenir de M'"^ votre bellemère. — Je vous serre la main tendrement.
Dans les papiers de Daniel Stern (M'"'' d'Agoult), j'ai trouvé deux petits billets intéressants sur Jeanne d'Arc.
Dans la préface d'un drame sur Jeanne d'Arc, M"* d'Agoult avait complimenté Michel et d'avoir profité des recherches de l'érudition allemande. Elle reçut le billet suivant :
14 mai 1857. — Madame, je ne puis aller vous remercier de m'avoir envoyé cette œuvre charmante où Ion reconnaît si bien votre cœur.
Encore plus, suis-je reconnaissant de la bonté que vous avez eu de me nommer. Aux prochaines éditions, qui se feront certainement, je vous prierai d'effacer que j'ai eu recours à la science allemande pour Jeanne d'Arc. Les Allemands n'y ont jamais rien compris. Celle de Schiller est stupide. Je me suis uniquement guidé par le texte du procès que Laverdy avait donné et que j'ai étudié intégralement dans les manuscrits de la bibliothèque, publiés plus tard par mon ami Quicherat. — Hommages affectueux.
Quelques jours après, il écrit encore : — Madame, votre beau drame me suit partout. Et, parmi tant de belles choses qui m'ont ébloui, il faut que je vous soumette un doute.
La sublimité du sujet, vous le savez, tient à r isolement parfait de cet ange de Dieu. Le moine Elie, qui la soutient au début et à la fin, ne la diminue-t-il pas? Pour le concile de Baie, bien loin de l'aider, ce fut Thomas Courcelle, l'homme important du concile, qui la persécuta le plus.
Voilà les doutes d'un pédant, d'un professeur, d'un esprit minutieux. — n'en tenez compte. Madame. Il ne vous a écrit que pour acquitter sa conscience, et vous dire encore combien il est ravi de votre œuvre. — Hommages affectueux.