‹ L'Empire libéral; études, récits, souvenirs: (volume 5)Chapitre 4 sur 177 · Corre -pondant du 2j aviil 18o · texte numérisé non relu

Corre -pondant du 2j aviil 18o

10 LEMPIRE LIBERAL.

lard, composé de conseillers aussi éminents que Vuitry, Michel Chevalier, Le Play, Boulatigner, Quentin-Bauchart, Suin, etc., préparait de bonnes lois, bien rédigées et parfaitement pondérées.

Au Sénat il y eut une petite tempête. ÏNe se rendant pas bien compte du rôle nouveau que leur créait la Constitution, les sénateurs semblaient vouloir s'instituer en chambre haute et discuter dans son intégrité chaque projet de loi déjà voté par le Corps législatif. Ils reçurent, par une note insérée au Moniteiir^ une admonestation puJjlique. « Le Sénat n'était plus une doublure de la Chambre des députés, il se livrait à un travail sans but et par conséquent sans autorité. Il n'avait à examiner les lois que pour juger si elles étaient ou non constitutionnelles. » Un sénateur. Drouyn de Lhuys, parut se fâcher et donna sa démission. 11 profita du vernis de popularité du à cette retraite pour se faire nommer membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, où l'on n'entrait pas si l'on n'était pas un opposant. Une fois de l'Institut, il pensa qu'être sénateur avait aussi du bon, et se fit réintégrer au Sénat.

Le Sénat lui-même avait montré quelque mécontentement. Il rejeta, comme inconstitutionnelle et contraire à l'égalité, une taxe municipale des chevaux et des voitures votée par le Corps législatif. Peu s'en fallut qu'il ne s'em-

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