‹ L'Empire libéral; études, récits, souvenirs: (volume 5)Chapitre 5 sur 177 · janvier 18"J · texte numérisé non relu

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LES ÉLECTIONS DE iSol. 11

portât plus loin. On lui avait soumis le sénatusconsulte sur la régence : l'Empereur était maître d'en disposer comme il lui conviendrait, par acte public ou secret; s'il ne l'avait pas fait, la régence appartiendrait à l'Impératrice et à défaut au premier prince français. Je ne sais pourquoi Lavalelte, quoique ambassadeur, propose d'ajouter au serment que devra prêter la régente, conformément au sénatus-consulte de 1813, celui de faire respecter les lois du Concordat, y compris les lois organiciues et la liberté du culte. Le coup visaitdirectementl'Impératrice, suspectée d'être favorable à la suppression du mariage civil, au repos dominical obligatoire, et à toutes les exagérations ultramontaines. « Il y avait là, dit le cardinal Morlot, archevêque de Paris, quelque chose qui ressemblait à de la défiance et une défiance mal justifiée. » Néanmoins l'amendement réunit 56 voix et ne fut rejeté que par 64'.

Le Corps législatif, malgré une certaine indépendance qu'on a méconnue à tort, méritait le remerciement que lui adressa l'Empereur « du concours si dévoué et si actif qu'il avait apporté depuis 1832. Il avait rendu au pays et à la liberté même, qui n'a pas d'ennemis plus redoutables que les emportements et les violences de la parole, le service signalé de remplacer la licence de la tribune et les luttes émouvantes amenant la cluite et l'élévation des ministères par

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