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Le mot supprimé fut i*'lalili

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d'autre aux personnes compromises à l'occasion des derniers événements dans les territoires des parties bellligérantes. — Fait à Yillafranca, le 11 juillet 1859. »

Le Prince affecta de montrer un désappointement pénible à la lecture de ce document. « Je vois, Sire, que je suis un mauvais diplomate et que mes efforts n'ont pas eu grand succès », et il fit ressortir les différences entre la rédaction qu'il avait apportée et celle qu'on lui rendait. Ouoique convaincu que Napoléon III, impatient d'en finir, consentirait à des restrictions encore plus désavantageuses, il feignit de douter de son assentiment et devint aussi froid et réservé qu'il avait été d'abord pressant. « J'en référerai à mon Souverain; il m'est impossible de deviner sa décision. Cependant Votre Majesté a supprimé un mot sans le rétablissement duquel je ne puis me charger de porter cette réponse, c'est celui àlionnraire appliqué à la présidence du Pape », et il le létablit en marge. François-Joseph consentit à l'addition. Le Prince adressa une autre question : ' Puis-je compter, quoique cela soit passé sous silence, que mes commentaires en ce qui concerne l'intervention en Toscane et à Modène, sont acceptés? — Oui, dit François-Joseph, je ferai, si vous le voulez, la paix de bonne foi. — Est-ce définitif? reprit le Prince. S'il en est ainsi, je prierai Votre Majesté de signer ce papier. — Oui, mais vous le signerez avec moi, au nom de l'empereur Napoléon. — Non, je ne suis pas autorisé à le faire ; je dois réserver la liberté de

mon cousin. — Mais alors je ne signerai pas non plus ; parce que je serais engagé et que l'Empereur Napoléon ne le serait pas. Je ne puis faire ces propositions qu'autant que je sois certain qu'elles seront admises. — Je donne ma parole d'honnête homme à Votre Majesté que demain elle recevra ce même papier avec ou sans la signature de l'Empereur, de façon que, si ces préliminaires de paix ne sont pas signés, il ne restera pas trace matérielle de vos concessions. » Là-dessus, visiblement ému, François-Joseph signa, ajoutant : « Je souhaite, Prince, que vous ne soyez jamais dans la nécessité de céder votre plus belle province. »

En attendant la voiture, on causa. L'Empereur demanda des nouvelles de l'Impératrice, de la princesse Glotilde, se plaignit de ses confédérés. « Ils seront bien étonnés à Berlin, dit-il en souriant; je n'en suis pas fâché; j'aime mieux céder à l'Empereur qu'à un congrès ; si nous pouvons nous entendre sur les affaires d'Italie, il n'y aura plus de raisons de discorde entre nous. — C'est vrai, mais pour cela il faudrait peut-être régler la question italienne autrement que ne veut le faire Votre Majesté. — Croyez que j'ai fait tout ce que je pouvais. » François-Joseph accompagna le Prince jusqu'au haut de l'escalier avec des paroles polies : « Au revoir. J'espère que ce ne sera pas en ennemis et que l'Empereur Napoléon m'enverra une réponse favorable. » II donna la main au Prince et le Prince partit. Une foule d'officiers encombrait la cour. Leur aspect était

triste, ils avaient l'air humilié et mécontent. Dans les rues de Vérone grande foule aussi ; plusieurs habitants s'approchèrent du Prince en criant : « Vive la France! » Quelques minutes après dix heures, le Prince arrivait au quartier général de Valeggio. L'Empereur lut, approuva, et embrassa le négociateur, en le remerciant chaleureusement. Aucun diplomate ne se fût montré, dans cette difhcile circonstance, aussi ferme, aussi souple, aussi imposant, aussi expéditif.

Le Princeallaaussitôt rendre compte à son beaupère, avec lequel il demeura jusqu'à deux heures du matin. Victor-Emmanuel, résigné à la paix sans la Vénétie, fut navré qu'on ne lui laissât ni Mantoue ni Peschiera. Cependant le Prince obtint qu'il signerait les préliminaires.

Cavour fut moins compréhensif. Asept heures du matin, il se présenta chez le Roi. Le Roi lui tendit le texte arrêté; il y jeta fiévreusement les yeux et s'écria : « Signer un tel acte serait ignominieux !... A quoi bon conserver le trône subalpin et de quoi sert même l'annexion de la Lombardie, si l'Ralie entière continue à demeurer sous la suprématie politique et militaire de l'Autriche? Que Votre Majesté recommence la lutte avec ses seules forces, et si la fortune lui est de nouveau contraire, qu'Elle se retire plutôt en Sardaigne, ou qu'Elle aille errant en Europe.

Quant à moi je ne signerai pas et je prie Votre Majesté d'accepter ma démission. » Et il se retira. — <( Cavour est un ingrat, un tyran, dit le Roi. il a été insolent, mais je le plains parce qu'il y a déjà quelque temps qu'il a perdu la tête; j'ai eu tort de le trop écouter; puisqu'il m'abandonne, je ne suis pas fâché d'être débarrassé de lui; je trouverai d'autres amis qui m'aideront. »

D'autres Italiens en effet furent plus clairvoyants et plus justes envers Napoléon II!. Le brave Délia Rocca répondit aux récriminations : (( Basta! Napoléon sait ce qu'il fait et il ne le ferait pas s'il n'y était pas contraint. >' Neri Corsini, délégué de la Toscane au camp, écrivait : « Injustice et absurdité sans exemple serait d'accuser l'Empereur de la paix. Il n'est pas dans la nature des choses qu'un prince guerrier renonce spontanément, pour le plaisir de décevoir une nation entière, à une entreprise conduite avec tant de sacrifices et tant de gloire, au point où nous en étions ! La raison vraie et de force majeure, F Empereur me l'a dit à moi, est l'attitude de la Prusse et de la Confédération menaçant d^me guerre générale qui aurait compromis l'Italie et la France^. » Garibaldi lui-même eut un éclair de conscience, et il dit à ses volontaires en les licenciant : « De retour dans vos foyers et au milieu des caresses de vos familles, n'oubliez pas la reconnaissance que nous devons à Napoléon lil et à l'armée française, dont tant de vaillants

1. 17 juillet ISiJO. Letlerc politlche par Morpurgo et Zanichc41i, p. 110.

enfants sont encore, pour la cause de Fltalie, blessés ou mutilés sur leur lit de douleur'. »

Voilà ce qu'aurait dû dire l'Italie tout entière, /vu lieu do crier « Siamo traditi! » elle aurait dû crier : « Siamo salvati ! » et ne pas oublier que, si dès 1839, elle n'a pas obtenu la Yénétie, c'est à la Prusse et non à la France qu'elle doit le reprocher.

Victor-Emmanuel ajouta à sa signature : « J'approuve en ce qui me concerne. » C'était une manière de protester contre la Confédération et le retour (les Grands-Ducs. Il chargea La Marmora d'obtenir del'Empereurlaliberté d'ajouter cette restriction. « Soit! » lui fut-il immédiatement répondu.

L'Empereur renvoya aussitôt, sans y changer un mot, les préliminaires signés à l'Empereur d'Autriche, et le 12 juillet, vers les onze heures du matin, Walewski transmit en même temps à nos ambassadeurs de Londres, Pétersbourg et Berlin, pour être communiquée, l'information qui éclata comme une bombe dans les cabinets, puis dans l'opinion publique de l'Europe, que la paix était signée.

Le même jour l'Empereur l'annonça à son armée, qui, ignorant les dessous diplomatiques, fut mécontente de voir interrompre brusquement sa triomphante épopée. Aussitôt il quitta Desen- /.ano avec Victor-Emmanuel. A Milan l'accueil resta enthousiaste, à Turin il fut hostile. La population affectait de crier : « Vive notre Roi ! »

L De Lonere, 23 juillet 1859.

On eût cru entendre dans les rues l'imprécalion de Shakespeare : « Convention insensée! Le roi de France, dont l'armure avait été attachée par la confiance, que le zèle et la charité avaient amené en vrai soldat de Dieu sur le champ de bataille, a eu un secret entretien avec ce Démon rusé qui change les résolutions, ce brocanteur qui met en pièces la bonne foi, cet agent des paroles violées, l'Intérêt! Il a frappé les yeux du volage roi de France, lui a fait retirer son aide en dépit de ses promesses et lui a fait accepter une paix honteuse. » Partoutle portrait deTEmpereur avait été enlevé et remplacé par celui d'Orsini. On avait cru prudent d'envoyer la brigade Baiilencourt pour protéger la sécurité de l'Empereur.

Cavour, de retour à Turin, vieilli de plusieurs années en quelques heures, continua à récriminer, à se désespérer; il rugissait de colère au nom de l'Empereur : « Il a voulu faire le cadeau de noces, la Lombardie, maintenant il s'arrête.

— A-t-il cédé les forteresses? lui demande-t-on.

— Les forteresses? il aurait cédé bien davantage. Il aurait donné Milan, Turin... Il faisait chaud, il était fatigué... »

Kossuth était un autre désespéré. De Valeggio il était revenu à Turin le cœur plein d'espoir; il préparait la formation de la légion hongroise, voyait déjà une armée française entrant

en Hongrie au milieu des acclamations du peuple soulevé, quand Jérôme Piétri entra chez lui s'écriant : «■ Malheur! malheur sur nous! C'est fini ! tout est perdu ! Lisez !» — Et il lui tendit une lettre de l'Empereur, que le pauvre grand patriote lui en sanglotant : « Nous avons médité sur la situation avec le Prince et le Roi, et bien qu'il nous en coûtât beaucoup, nous avons été d'accord que nous devions faire la paix. Cette fois nous ne pouvons pas davantage, la guerre est finie. Dites à M. Kossuth que je regrette infiniment que la délivrance de son pays doive en rester là. Je ne puis pas faire autrement, c'est impossible. Mais je le prie de ne pas perdre courage et d'avoir confiance en moi et dans l'avenir. En attendant, qu'il soit convaincu de mes sentiments amicaux; et quant à sa personne et à ses enfants, je le prie de disposer de moi. » — « Oui, oui, dit-il avec un sourii-e amer, voilà les têtes couronnées. Au diable la patrie ! On offre quelque chose à ronger et l'on pense qu'on se consolera. Monsieur le Sénateur, dites à votre maître que l'empereur des Français n'est pas assez riche pour faire l'aumône à Kossuth et que Kossuth n'est pas assez vil pour l'accepter. Il m'a fait quitter ma position, soit ! Mes enfants gagneront leur vie par leur travail. Je vous salue. »

Piétri ne se sentit pas à son aise quand, à l'occasion des pourparlers sur la dissolution honorable de la légion hongroise, il se retrouva entre ces deux colères. « On affirme, dit-il à Cavour comme entrée en matière, que vous avez

donné votre démission, Monsieur le Comte, j'espère que ce n'est pas vrai. — Mais oui, j'ai donné ma démission. — Ah! c'est fàelieux, très fàclieux. L'Empereur le regrettera beaucoup. — Que voulez-vous? En politique on transige souvent avec les questions de temps et le mode d'action, quelquefois même avec les principes, mais il y a un point sur lequel un homme de cœur ne transige jamais, c'est l'honneur. Votre Empereur m'a déshonoré, oui, Monsieur, déshonoré, il m'a déshonoré! Il a donné sa parole, il a promis qu'il ne s'arrêterait pas avant d'avoir chassé les Autrichiens de toute l'Italie; en récompense il s'est réservé la Savoie et iNice. J'ai persuadé à mon Roi d'accepter, de faire ce sacrifice pour l'Italie. Mon Roi, hon, honnête, a consenti, se fiant à ma parole. Et maintenant votre Empereur emporte la récompense (c'était une contre-vérité, l'Empereur ne réclamait ])lus Nice et la Savoie) et il nous laisse en plan. 11 faut que la Lombardie nous suffise! En outre il veut enchaîner mon Roi dans une Confédération avec l'Autriclie et les autres princes italiens, sous la présidence du Pape. Il ne manquerait que cela. Je suis déshonoré devant mon roi. » De ces propos incohérents, venant aux réalités présentes, il ajouta : « Je vous le dis et je le dis devant M. IMétri (et parler devant Monsieur, c'est comme si je parlais devant son Empereur i, ce traité ne s'exécutera pas. Je prendrai par une main Solaro délia Marglierita, par l'autre Mazzini; s'il le faut, je me ferai révolutionnaire ; (sv fra/ipanl, la poilrine)

je me ferai révolutionnaire; mais ce traité ne s'exécutera pas. Non! mille fois non! jamais ! jamais ! L'Empereur des Français s'en va, qu'il s'en aille! Mais moi et vous, Monsieur Kossuth, nous restons, nous ferons à nous deux ce que l'Empereur des Français n'a pas osé accomplir. Pardieu! nous ne nous arrêterons pas à mi-chemin. » Il se mit aussitôt à l'œuvre. Profitant de ses dernières heures de pouvoir, il fit délivrer des armes au président de l'assemblée deModène, et il répondit à la dépêche insurrectionnelle de Farini : « Le ministre est mort, le bon ami applaudit à ta ferme décision. » 11 écrivit à Massimo d'Azeglio à Bologne : « Dès que j'aurai un successeur, je viendrai me mettre sous tes ordres et me faire tuer avec toi pour l'indépendance italienne. » Il se rendit à la gare à l'arrivée des souverains, salua l'Empereur sans lui adresser la parole, et refusa d'assister au dîner de cour. L'Empereur ne voulut pas quitter Turin brouillé avec lui'. Il le fit appeler, lui dit que s'il avait refusé de le recevoir à Valeggio, c'est qu'il avait cru inutile de discuter le traité, son parti étant irrévocablement pris. Il justifia la paix par des raisons militaires : pour continuer la guerre il lui aurait fallu 300 000 hommes qu'il n'avaitpas.

1. 11 est inexact que l'Empereur ait fait tout ce qu'il pouvait pendant la guerre pour éloigner le Roi de Cavour. Pourquoi l'aurait-il fait ? Il avait une très haute considération et beaucoup de goi'it pour la personne de ce ministre. IMétri, qui connaissait bien les sentinienis de l'Empereur, les exprimait (piand il avait dit de sa démission : « C'est fâcheux, trrs fâcheux, l'Enii>oreur le regrettera beaucoup. »

— Cavour ne contredit pas, il présenta seulement quelques observations sur le triste sort des pays abandonnés à leurs anciens souverains. 1/Emreur assura qu'il n'autoriserait aucune intervention militaire contre eux, et qu'il plaiderait leur cause au Congrès. 11 lui répéta ce qu'il avait déjà déclaré à Victor-Emmanuel, que l'accroissement de territoire prévu par le traité de décembre 1858 n'ayant pas été obtenu par le Piémont, il renonçait à l'annexion de Nice et de la Savoie.

Les Bolonais et les Toscans, très inquiets, envoyèrent à Turin savoir de l'Empereur lui-même ce qu'ils avaient à craindre ou à redouter de cette paix dont ils ne mesuraient pas la portée. Les envoyés toscans, Celestino Blanchi et Montanelli, vinrent au débotté chez Kossuth et l'invitèrent, au nom du gouvernement révolutionnaire toscan, à leur prêter la légion hongroise. Kossuth leur donna les raisons qui ne lui permettaient pas de se rendre à leur désir, et ajouta : « Pourquoi une armée? vous n'avez pas à craindre d'intervention. — Vous nous en assurez? répondit Montanelli. — iMoi, mon cher ami, ma promesse ne vous servirait pas à grand'chose ') ; puis il le conduisit auprès de la fenêtre : « Voyez-vous cette lumière au second étage du palais royal? c'est le cabinet de travail du Hoi. Cette lumière signifie que le Hoi n'est pas encore couché; allez-y, faites-lui dire que la Toscane veut lui parler; il est vrai que minuit est passé; ne vous en inquiétez pas, le Piémont recevra la Toscane, môme après minuit. Dites ceci au Hoi :

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« Sire, Kossuth dit à la Toscane qu'il n'y aura pas d'intervention. Est-ce vrai, oui ou non? » Montanelli s'élança dehors. Une demi-heure après il revenait, se jetait au cou de Kossuth. « Pas d'intervention! pas d'intervention! le Koi m'a donné sa parole d'honneur. »

Montanelli, le lendemain, reçut la même assurance de l'Empereur : « La restauration du Grand- Duc ne s'opérera point par des soldats autrichiens. Instituez en Toscane un gouvernement provisoire; demandez par oui ou par non au pays s'il veut (le la maison de Lorraine ; si le plébiscite est contraire à la restauration de cette maison, envoyezle au Congrès; je vous promets de le soutenir; seulement, réprimez les désordres et les passions démagogiques, et rappelez vos volontaires.

— Mais, se hasarda à demander Montanelli, si la Toscane se prononce pour l'annexion au Piémont? — Elle est impossible, répondit l'Empereur. » Encore un de ces engagements dangereux auxquels Napoléon III était trop enclin !

— Pepoli eut la permission de télégraphier à Bologne : « L'Empereur a écrit au Pape pour obtenir une nouvelle organisation. En attendant, il m'autorise à vous déclarer qu'il n'y aura d'intervention ni de la France ni de l'Autriche, tant que tordre actuel ne sera pas troublé. » C'était une manière de notifier aux Bolonais, sur l'annexion au Piémont, Y'unposs'ihlp qu'avait entendu Montanelli.

L'Empereur, qui avait l'intention de passer deux jours à Turin, en repartit dès le lendemain

matin à six lieures, accompagné jusqu'à Suse par Victor-Emmanuel et le prince de Carignan. Les souverains s'embrassèrent. Le roi, à peine remonté dans son wagon, poussa un grand soupir : Ah! il est parti ! — Il était délivré de l'appréhension que lui causait la présence de Napoléon m dans sa bonne ville de Turin si mal reconnaissante. L'Empereur laissait en Lombardie jusqu'à la paix un corps d'occupation fort de cinq divisions d'infanterie, de deux brigades de cavalerie, sous le commandement du maréchal Vaillant.

Le second acte du Risorgimrnto était terminé. Dans la vicissitude de force majeure qui l'avait interrompu, Victor-Emmanuel s'était montré supérieur à son ministre : il avait eu autant de sang-froid, de clairvoyance, d'équité que l'autre avait démontré de fureur, d'aveuglement, d'injustice. J'aurais voilé le lamentable spectacle que donna Cavour en ces jours d'épreuve s'il n'était du devoir de l'histoire de montrer, pour abaisser la superbe humaine, à quel degré d'inintelligence et de folle passion descendent parfois ceux qu'on appelle grands.

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