‹ L'Empire libéral; études, récits, souvenirs: (volume 5)Chapitre 61 sur 177 · I. A Micliclcl, il iuill.4 is · texte numérisé non relu

I. A Micliclcl, il iuill.4 is

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droits sur la Loinbardie. Il a abandonné en roi ce qu'il a perdu comme roi, et l'Empereur des Français, à son tour, donnant la Lombardie au Roi de Piémont, son allié, dispose en roi de ce qu'il a gagné comme roi. C'est la tradition monarchique toute pure. Il n'est pas question du droit de la révolte: ce n'est pas la Lombardie qui se donne ; elle même est cédée par François- Joseph, elle est donnée par Napoléon. Il nous est agréable d'entrevoir le jour où les drapeaux catholiques de France, d'Autriche et d'Italie seront unis sur le même champ de bataille pour une de ces causes de Dieu dont le triomphe sauve et agrandit les civilisations. »

Lacordaire était également content, mais par d'autres motifs : « Voilà donc la paix faite, le Milanais entre les mains du Piémont et la confédération italienne acceptée par un traité : c'est un grand pas'. »

En ce qui me concerne, j'eus une vision prophétique que je retrouve dans mon journal quotidien : « Je suis convaincu que la période guerrière de l'empire est terminée. Notre Empereur a renoncé à la guerre, du moins à la grande guerre en Europe. L'Angleterre n'a pas plus que la Prusse à redouter une agression. Elles n auront la guerre que si elles-mêmes la provoquent ou la nécessitent. » Cette dernière prédiction s'est vérifiée à la lettre. Jusque-là chercher, provoquer une guerre avait été la pensée de l'Empereur.

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