Ibid., I. Il, p
LES ELECTIONS DE 18o7. 27
pation d'avoir illégalement ouvert des clubs : je fus acquitté '. Ce fut mon dernier acte politique. A Paris je m'isolai complètement; on ne me vit dans aucune réunion publique, je ne me mêlai à aucune des agitations du temps. Je publiai quelques articles en faveur de mon ami Abd-el- Kader-, j'en envoyai à mon frère Aristide, qui, plus guerroyant que moi, rédigeait le Suffrage icniversel à Montpellier. Sa mort dans un duel malheureux me fut un horrible chagrin, qui m'éloigna encore davantage de la politique. Je ne m'y mêlai plus que comme avocat. J'allai à Lyon assister quelques amis du Yar inculpés dans le complot Gent. Après un certain nombre de séances, notre défense fut gênée par tant d'entraves que Michel de Bourges soutint, avec une éloquence qui se surpassa elle-même, qu'il fallait se retirer. Je défendis l'opinion contraire : la majorité prononça selon lavis de Michel. Je fus chargé avec deux de mes confrères d'aller à la prison exposer le cas à nos clients et prendre leur avis : ils venaient d'adopter de leur côté une résolution semblable ; ils nous prièrent de nous retirer; nous obéîmes.
Après le coup d'Ktat, mon père, d'abord condamné à la déportation à Cayenne, fut exilé',
\. Empire libéral, L II, p. 307 ol '6\\\\.