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critiquer les motifs de ces dépenses, le Cardinal demandait qu'elles fussent, comme les autres, soumises à l'examen de la Consulte : « Autrement, disait-il, notre contrôle est fictif... » A peine avait-il prononcé les premières phrases, que le Pape l'interrompit : « Assez, assez. Monsieur le Cardinal, je sais tout cela », et comme Son Éminence insistait pour continuer, le Pape, lui ordonna de se taire. Le lendemain il fut informé que. désormais, il ne présiderait plus les travaux de la Consulte'. Ces dispositions intransigeantes étaient accrues par les excitations de nos prélats. « Les fumées trop épaisses de l'encens brCdé autour du Pape par la plupart des évêques de France avaient totalement obscurci l'atmosphère qui entoure le Saint-Siège, l'aveuglement était complet et les oreilles fermées à tout ce qui n'était pas louanges et flatteries-. » Le l'''" octobre, le Pape secoua tout à fait le joug en rompant ses relations avec le Piémont et renvoyant son ministre Délia Minerva. Celuici avait organisé un départ à quatre heures de l'après-midi, un dimanche, à travers le Corso; une foule devait agiter les drapeaux sardes et semer des fleurs. Le préfet, directeur de la police, fit prévenir les cinq chefs du mouvement piémontais de garder les arrêts chez eux, les déclarant responsables du désordre. Ces précautions et quelques mesures du général de Goyon suffirent à maintenir la tranquillité.
\. Gramont, 10 novembre 1859.