‹ L'Empire libéral; études, récits, souvenirs: (volume 5)Chapitre 80 sur 177 · Empire libcral, t. III, p · texte numérisé non relu

Empire libcral, t. III, p

vaudrait à l'abandon solennel du principe des nationalités, sanctionné parle Congrès de Paris. L'Empereur n'aperçut point celte conséquence quand, selon ses promesses antérieures, il envoya le 1" septembre les invitations aux puissances pour leur réunion à Paris vers le 19 janvier. L'invitation était adressée aux grandes puissances signataires du Congrès de Vienne, aux cours de Rome, Naples et Turin. Aussitôt commencèrent les difficultés. Qui représenterait les Etats de l'Italie centrale? Les princes dépossédés ouïes gouvernements révolutionnaires? Pourraiton exclure, quoique n'étant pas grandes puissances, deux États catholiques comme le Portugal et l'Espagne, d'un Congrès où l'on traiterait du pouvoir temporel? Quel serait le programme? Permettrait-on de discuter les circonscriptions territoriales de 1815? de contester le principe de non-intervention? Autant de cabinets, autant de réponses ditr(''rentes. A sa seconde tentative de congrès, l'Empereur se retrouvait aux prises avec les mêmes difficultés qui avaient fait échouer la première'. Pour se tirer d'embarras, il eut été naturel qu'il s'adressât à la Uussie, son alliée des derniers temps, et sans le concours de laquelle il avait promis de n'engager aucune affaire européenne : il craignit les préjugés légitiniistes de la cour de Pétersbourg,et comme il visait plus à être dégagé de sa politique d'obstruction qu'à y être confirmé, il se tourna vers l'Angleterre.

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