I. l^mar.s
Savoie en essayant de retenir Nice; il reconnut, en son nom et en celui du Roi, qu'ils étaient engagés à nous céder l'un et l'autre, et qu'ils étaient prêts à constater leur engagement par une note secrète. Il demandait seulement que dans cette note on stipulât le consentement des populations, dont il n'avait pas (Hé fait mention dans le traité de l(So(S, et qu'on prît en considération les intérêts de la Suisse. Il exprima aussi le désir que pour la réalisation de l'engagement qu'il ne contestait pas on ne le pressât pas trop, et qu'on lui laissât le temps de pr(''parer l'opinion et peutêtre d'obtenir le vote préalable du parlement.
Thouvenel prit acte de la déclaration par laquelle ('avour reconnaissait la validité du traité secret de 1858. 11 admit que la cession dût s'opérer avec l'assentiment des populations, sans cependant décider dès à présent si cet agrément serait exclusivement obtenu par le suffrage universel : Arese avait persuadé à l'Empereur, opinion dans laquelle il ne persista pas, que le vote du suffrage universel serait douteux en Savoie. Thouvenel contesta au contraire que le cabinet de Turin eût à recommander, soit à nous, soit aux populations, les intérêts de la Suisse. La cession ne devait être subordonnée qu'à la seule condition de l'agrément des populations: le reste regardait le gouvernement de l'Kmpereur; c'est à lui qu'il appartiendrait de s'expliquer avec les grandes puissances et de tenir compte en temps