‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirsChapitre 41 sur 260 · Chateaubriand · texte numérisé non relu

Chateaubriand

80 LEMPIRE LIBERAL.

le vice^ », un bras appuyé sur un régicide, l'autre sur un prêtre marié, tous les deux affublés de la cocarde blanche.

Ce fut après cette seconde Restauration que nous payâmes le traité coupable signé par Talleyrand, à Vienne, avec l'Angleterre et TAutriche.

Alexandre, après Waterloo demeurait généreux comme en 1814; il ne s'associait pas aux fureurs prussiennes. Lorsque Bliicher parla de faire sauter le pont dléna, il répondit que « quant à lui, il lui avait suffi de faire défiler ses troupes sur le pont d'Austerlitz » -. Il n'abandonna pas même son idée de 1814, la préparation dune alliance entre la France et la Russie, alliance tellement utile, tellement nécessaire, dans les intérêts communs, que, si les souverains ne savaient pas la former, les peuples la contracteraient entre eux^. Mais ses dispositions envers Louis XVIII et envers Talleyrand étaient fort modifiées. Un parti prussien avait trouvé une copie du traité secret de Vienne sur un ami de Talleyrand, Reinhard, notre ministre à Francfort, arrêté et fouillé au moment où il allait franchir la frontière, et l'avait communi-

Page 1