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Le duc d'Angoulême à Villèle, 31 mai

tionalités, n'en resta pas moins selon Fopinien populaire « la guerre impie ».

Alors se produisit une de ces contradictions dont la politique abonde. L'agression de l'Angleterre contre la Révolution française l'avait condamnée, même après la paix, « à associer sa fortune à tout ce qui se faisait d'hostile à la liberté des rives du Tage à celles du Bosphore^ » ; elle avait consenti et même coopéré à la destruction des libertés séculaires de Venise, de Gênes, de la Sicile ".

Cette politique de Castlereagh et d'Eldon n'avait pas eu pendant longtemps d'adepte plus fervent que Canning. A ceux qui le pressaient d'aider à l'émancipation constitutionnelle de l'Europe il répondait : « Qu'il ne voulait pas empêcher d'autres peuples d'allumer leur flambeau à la flamme de la liberté anglaise; mais que l'extension du système représentatif devant nécessairement affaiblir l'influence prépondérante que l'Angleterre avait possédée pendant des siècles, par cela qu'elle était le seul État libre en Europe, il fallait donc prudemment mesurer les démarches qu'on faisait. »

Le désir d'arrêter l'expédition d'Espagne le transforma tout à coup. Tandis que Chateaubriand se servait des raisonnements de Burke

\. Palmer^ton.

2. William Bentinck et James Mackintosh déclarèrent au Parlement qu'il était impossible de rencontrer dans les annales d'aucun pays une accumulation plus grande d'injustice, d'oppression et de cruauté.

et de Fox, Canning- ripostait par les arguments de Condorcet et de Yergniaud. Ce libéralisme diplomatique n'ayant pas réussi à arrêter nos troupes, le ministre anglais, par dépit, reconnut l'indépendance des colonies espagnoles (P' janvier 1825). A sa défaite en Espagne le principe des nationalités dut sa première victoire en Amérique.

11 ne tarda pas à en remporter une seconde, bien plus décisive en Grèce.

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