‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 158 sur 240 · Daniel Sterne l*es États généraux de Berlin · texte numérisé non relu

Daniel Sterne l*es États généraux de Berlin

dermeister et de Sybel) contestèrent que ce fût la robe* de Jésus-Christ ; un prêtre catholique de Silésie, Ronge, unit ses attaques à celle des professeurs, un autre curé, Czerski de Posen l'imita, s'unit à lui et tous les deux fondèrent une nouvelle église nationale allemande avec un Credo dont les points principaux étaient : la négation de Tautorilé de Rome, l'abolition du célibat des prôtres et de la confession, la communion sous les deux espèces, la langue nationale dans l'office divine

En Piémont, les revendications libérales, étouffées sous la chape de plomb d'une méticuleuse censure, ne se produisirent que sous des formes détournées, mais de plus en plus significatives: causticité des conversations, introduction clandestine des livres interdits, VAssedio deFirenzede Domenico Guerrazzi, publié à Lugano avec l'assistance pécuniaire du frère aîné de mou père, négociant à Livourne, les poésies à la fois puissantes et acérées de Giusti, imprimées à Bastia après avoir longtemps circulé manuscrites de main en main. Sous prétexte de répandre les bons livres parmi le peuple, de développer les connaissances agricoles, on fondait des associations d'apparence inoffensive, qui, sous la direction d'hommes audacieux et intelligents, tels que les frères Valerio, devenaient des instru-

1. La politique prussienne se montra d'abord favorable aux deux novateurs, puis elle tourna contre eux, refusa de reconnaître leur culte, ce qui les rendait inhabiles à tenir des registres de Tétat civil (30 avril 1845).

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