ARDEURS ITALIENNES DE THIERS
Voltaire, Pascal, Descartes, ces sublimes agitateurs de la pensée humaine ; sans autre complicité que d'avoir au 14 juillet pris la Bastille, que d'avoir, en 1830, renversé un gouvernement violateur des lois ; quand la liberté se sera développée naturellement quelque part, elle est sacrée comme Tenfant qui vient de naître, y toucher par la force des baïonnettes serait un attentat contre la nature et Thumanité, que la France ne doit pas souffrir*. »
Il souhaitait à Tltalie d'être indépendante, libre, heureuse. Aucune contrée n'avait plus droit à notre intérêt : « pour nous elle est ce que la Grèce antique fut pour les Romains, une sœur longtemps associée à nos destinées, une sœur pour laquelle nous avons combattu, qui a combattu pour nous dans la mesure de ses forces, car lorsque nous sortions de Moscou, poursuivis par les frimas et Tennemi, lorsque nos alliés nous abandonnaient, dans l'immortelle journée de Malojaroslawez, elle versait des torrents de sang généreux pour couvrir notre retraite. » Il flétrissait du nom de bourreaux, de tyrans, l'empereur d'Autriche et le roi de Naples; il invitait les populations qui s'étendent de Turin à Florence, à Naples, àPalerme, à former un toutyk^e présenter à l'ennemi commun avant à leur tête Pie IX avec les clefs de saint Pierre, et Charles- Albert avec la vieille épée des ducs de Savoie ^ C'était l'unité par la confédération des princes de Gioberti