‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 6 sur 240 · mai · texte numérisé non relu

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2. La Prusse et la France devant Vhistoire. Amyot, 1871, quatre éditions.

France n'a tiré l'épée contre la Prusse que poussée à bout par cette dernière, et devant une nouvelle provocation qui ne laissait plus à une nation militaire, encore jalouse de sa dignité, d'autre alternative qu'une satisfaction immédiate et complète ou la guerre. Tout porte à croire, à supposer, en effet, que les Français qui ont cru de leur devoir de détruire l'Empire à cause de sa déclaration de guerre auraient épuisé la partie vitupérative de leur vocabulaire de polémique pour accuser ce même Empire de lâcheté s'il n'eût pas enfin, après un si sensible affront, parlé haut et ferme à la Prusse. »

. Ce retour à la justice épouvanta ceux qui, après avoir donné un coup de poignard dans le dos de l'Empereur faisant face à l'ennemi, redoutaient un réveil réparateur du peuple seijoiblable à celui des Cent-Jours. Victor Hugo, qui, autrefois, avait été plus fidèle au devoir national, s'acharna le premier à proclamer le bon droit de la Prusse. « Cette guerre, écrivait-il*, c'est l'Empire qui Va voulue. — Il a attaqué l'Allemagne ^û rimproviste, en traître. — La justice, M-il dit, à la tribune de Bordeaux^ était au début avec la Prusse attaquée. » Toutefois nul

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