‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 2)Chapitre 7 sur 240 · r'mars · texte numérisé non relu

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ne s'appliqua à cette tâche avec plus de haine et de suite que l'illustre homme d'État qui, blotti dans l'ombre, avait été le principal directeur du complot subversif tramé et exécuté du 6 août au 4 septembre .

Thîers, dans ses discours et dans ses messages, ne cessa en toute occasion de proclamer « que le gouvernement de l'Empire avait follement provoqué, sans motifs sérieux, la guerre la plus imprudente qui fut jamais :». Ses amis enchérirent encore, et ne parlèrent plus « que de l'agression injustifiable, de la guerre inique, insensée, déclarée sans que la France ait été provoquée, sans raison plausible^ ».

Thiers ne se contenta pas de multiplier sous toutes les formes les reniements de notre bon droit ; autant qu'il fut en lui, il s'opposa à ce que d'autres l'affirmassent. Saint-Marc Girardin, chargé par la commission d'enquête dite du 4 septembre, du rapport sur la déclaration de guerre, avait rédigé un premier projet très acerbe contre l'Empire et contre le ministère. Cependant les explications de Gramont se produisirent; il en fut frappé, et, avec son esprit pénétrant, il en saisit le caractère loyal et décisif. Il n'hésita pas à rectifier ses premiers jugements dans un second travail. Thiers en fut informé. « 11 n'est pas possible, s'écria-t-il, que nous donnions raison à ces gens-là ! » et il fit tant que Saint-Marc Girardin, déjà très affaibli.

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