‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 3)Chapitre 31 sur 113 · A lord Ponsonby, 31 août · texte numérisé non relu

A lord Ponsonby, 31 août

digue et inondé le pays, mais que ces entraves artificielles aient produit une aussi longue stagnation*. »

Cependant il n'avait pas osé se prononcer ouvertement en. faveur de Charles - Albert , dans la crainte de favoriser nos velléités guerrières. Il était obsédé par cette idée. Il veillait de tous les côtés à la fois à ce qu'on ne nous fournît aucun prétexte plausible d'intervention. Il avait d'abord conseillé à l'Autriche de modifier son système de compression en Lombardie et de prévenir la révolte par des institutions libérales. La révolte déchaînée, il avait insisté pour qu'elle en limitât le champ par la cession de la Lombardie « plutôt que, en vue de succès douteux et d'opérations militaires incertaines, de courir le risque d'amener une armée française dans le nord de ritalie S>. Il suppliait la Prusse de ne pas se mêler de la lutte du Sleswig-Holstein , de ne pas nous inspirer la tentation du Rhin, pendant qu'elle marchait sur Kiel. « Le possesseur de la Prusse rhénane, écrivait-il à Berlin, devrait hésiter avant de donner l'exemple d'une intervention armée entre un souverain et ses sujets \ »

Il ne nous embrassait très fort que pour mieux nous surveiller et nous retenir par l'étreinte de ses bras amicaux. Quoi qu'on lui dît, il était, comme Royer-CoUard et les oracles politiques du

1. A lord Normanby, 31 mars 1848; à Léopold, roi des Belges, 15 juin 1848.

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