‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 3)Chapitre 93 sur 113 · Ces détails ont été domiés par le général lui-même à · texte numérisé non relu

Ces détails ont été domiés par le général lui-même à

habitués au bruit de la mousqueterie, se cabrent, brisent les rais et les avant-trains; en un clin d'oeil la batterie est hors d'état, sauf un canon *. » Le feu ne s'arrête qu'au bout d'une dizaine de minutes. Alors les régiments défilent de chaque côté de la chaussée, Canrobert laisse un bataillon pour garder ce qui reste de son artillerie et s'avance vers le faubourg Saint-Martin.

A cinq heures, toutes les barricades, éventrées d'abord par le canon, étaient enlevées à la baïonnette.

Le Président calme, confiant, prêt à monter à cheval, recevait les rapports des généraux et ceux plus nombreux encore de ses fidèles présents un peu partout. Un moment le brave général de Cotte, soucieux de la résistance de la barricade de la rue Saint-Denis, envoie prévenir qu'on se mette sur ses gardes à l'i^lysée. Sans sortir de sa quiétude, le Prince autorise Fleury à convertir les Tuileries en un camp retranché dans lequel, le cas échéant, on se défendrait à outrance. Mais le général de Cotte ne tarda pas à venir lui-même annoncer qu'il était le maître de la situation.

Que faisaient les Montagnards? Il paraît bien que pendant la période d'accalmie et d'attente, quelques-uns étaient allés encourager les constructeurs de barricades. A l'heure du combat et du sacrifice, où étaient-ils? L'un d'eux nous

M. Germain Bapsl, qui a bien voulu me les communiquer.

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