‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 3)Chapitre 96 sur 113 · Journal du maréchal Gastellaiie, 2 décembre · texte numérisé non relu

Journal du maréchal Gastellaiie, 2 décembre

Le constitutionnalisme de ces héros ne fut pas moins manifeste. Partout ils arborèrent la bannière socialiste. Dans le Var, une belle jeune femme s'avançait à la tête des bandes, vêtue en déesse Raison, le drapeau rouge en main, le bonnet phrygien sur la lête.

Les manifestations vertueuses manquèrent encore moins. On arrêta les courriers, on ouvrit les dépêches, on pilla les caisses publiques, on fouilla et dévalisa les maisons privées, on viola, on brûla les archives des notaires, on assassina, on arracha à leur maisons, à leurs familles, à leurs presbytères, des vieillards, des hommes paisibles, des prêtres ; on les traîna comme otages, en leur faisant souffrir toutes les affres de Tagonie; sans l'irruption soudaine de la troupe, on les eût égorgés.

Anciennement, arrêter des fonctionnaires et des magistrats, assassiner et torturer des gendarmes, arborer le drapeau rogiige, faire des otages, était considéré comme des actes de bandits, ne donnant droit qu'au bagne; aujourd'hui, ce sont des actes de martyre, donnant droit à une pension de TÉtat.

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