‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirs (volume 3)Chapitre 98 sur 113 · ainte-Pélagie, ^0 décembre · texte numérisé non relu

ainte-Pélagie, ^0 décembre

COUP D'ÉTAT EN FRANCE ET EN EUROPE. olî

non pas contre les amants exagérés de la liberté mais contre ceux au contraire qui voulaient la ramener en arrière*. »

L'assentiment ne fut pas moins empressé en Europe. Le prince Schwarzenberg, le seul homme qui ne nous touchât pas avec des pincettes^ offrit le premier ses félicitations. Il exprima même tout haut à la princesse de Metternich la joie que lui inspirait le succès de Louis Napoléon. La princesse, ultra-légitimiste, répondit d'un ton revêche qu'elle ne pouvait se réjouir des succès remportés par une puissance inconnue. « Je préfère tout, reprit le prince, aux ganaches d'autrefois. »

La Prusse et les États allemands, plus directement exposés à l'action révolutionnaire, se sentirent soulagés, affermis dans leur résistance et s'empressèrent à remercier le Président de son énergique initiative.

L'Autriche et la Prusse allèrent plus avant encore dans leurs encouragements. Prévoyant le cas où le Président voudrait se faire Empereur, elles ne laissèrent pas ignorer qu'elles lui reconnaîtraient ce titre, même avec la faculté de choisir son successeur, disait l'Autriche, s'il promettait de ne pas recommencer la poli-

i. Discours du l®"^ avril 1865.

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