Cavour à Salmour, 1" août
rien n'est plus loin de ma pensée que de lui susciter des embarras. 11 peut compter sur mon désir de soutenir son gouvernement par tous les moyens possibles. Si quelquefois je lui fais faire quelques représentations, il ne doit les prendre que comme les conseils d'un ami. J'espère que .pour le bonheur de l'Italie comme pour le maintien de nos bonnes relations, le comte de Cavour restera longtemps à la tête du gouvernement du Roi, car j'ai une foi entière dans ses lumières et dans son caractère élevé. »
Peu après, il envoya le prince Napoléon à l'inauguration des* travaux de percement du tunnel du Mont-Cenis. Le Prince, séduisant comme il l'était quand il voulait s'en donner la peine, « ne se moqua de rien ni de personne »^ Le Roi charmé répéta, avec tout le monde, que cette visite avait resserré les liens d'estime et d'amitié qui l'unissaient déjà à la France (septembre 1857).
A l'égard des autres gouvernements italiens, le système du ministre du futur royaume d'Italie ne fut pas moins habilement agressif. Il les dénonce, comme incapables, oppressifs, inféodés à l'étranger, lui dont la seule chance est dans le secours de l'étranger; il leur adresse publique-