octobre
qu'on lui avait solennellement promise lors de sa reddition. Le Président, à son retour, s'arrêta à Amboise et lui dit : « Depuis longtemps, vous le savez, votre captivité me causait une peine véritable, car elle me rappelait sans cesse que le gouvernement qui m'a précédé n'avait pas tenu les engagements pris envers un ennemi malheureux ; et rien à mes yeux de plus humiliant pour le gouvernement d'une grande nation que de méconnaître sa force au point de manquer à sa promesse. La générosité est toujours la meilleure conseillère, et je suis convaincu que votre séjour en Turquie ne nuira pas à la tranquillité de nos possessions, en Afrique*. » L'Émir reçut cette réparation avec la noble dignité qui ne l'abandonnait jamais, mais sa vieille mère se précipita aux pieds du Président et les embrassa.
Il ne restait plus qu'à régulariser l'Empire. On n'y mit pas beaucoup de temps. Le Sénat fut convoqué pour délibérer sur les changements à introduire dans la forme du gouvernement (19 octobre). Le Prince (message du 4 novembre) expliqua la nature et la portée de ces changements : « Reprendre le système impérial est pour la France d'une immense signification. Dans le rétablissement de l'Empire le peuple trouve, en