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L'EMPEREUR A CHERBOURG

Par de fâcheuses considérations intimes, rEmpereur maintint Walewski à la direction des Affaires étrangères, bien qu'il le sût hostile au Piémont, à Cavour et à son entreprise. Il dut donc se charger lui-même de sonder l'Angleterre. Clarendon avait naguère déclaré qu'il s'opposerait à toute modification territoriale en Italie; ses successeurs du cabinet tory se montraient plus décidés encore à l'empêcher. Ils considéraient une guerre en Italie comme le prélude d'un débordement de l'Empire en Europe. L'Empereur tenta, par une affirmation éclatante de l'alliance anglaise, d'apaiser les soupçons et de désarmer les mauvaises volontés. Il sollicita la Reine de venir aux fêtes de l'achèvement des grands travaux de Cherbourg. Cette fois elle se fit prier et n'accepta que sur les instances

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