‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirsChapitre 126 sur 155 · T. III. VL · texte numérisé non relu

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dant donné des preuves assez nombreuses de leur sincérité. »

Le Roi montra dans ces incertitudes beaucoup plus d'aplomb moral que son ministre, et par là lui fut vraiment supérieur. Il ne rêvait que bataille et contenait à grand'peine son ardeur. Le 8 avril, le généralissime autrichien Giulay ayant dit, dans un ordre du jour : « Soldats ! l'Empereur vous a appelés sous les drapeaux pour abaisser une troisième fois Tinsolence piémontaise et écraser le nid de fanatiques subversifs de la paix de TEurope » , le Roi écrivit : « Mon cher Cavour^ Tordre du jour est vraiment une déclaration de guerre. Je crois qu'il en sera fini des conférences. Je suis tout sué de rage, je vous prie d'envoyer une dépêche au prince Napoléon, en mon nom, en chiffres, ainsi conçue : « Je t'envoie r ordre du « jour donné à F armée par C Empereur. Fais les « réflexions que tu crois. » Cher Cavour, écrivezmoi quelque chose, je voudrais déjà tirer le canon ce soir. Votre très affectionné. »

Quoique la lettre de Napoléon III n'annonçât pas qu'on tirerait le canon le soir, le Roi l'accueillit avec confiance. « J'ai vu le Roi, écrit La Tourd'Auvergne \ il est préoccupé de la situation, mais calme et décidé, m'a-t-il assuré, à ne pas

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