Expression du roi de Prusse
doute rinvasion de nos troupes, qu'il engageait patriotiquemenl les Belges à les égorger. « Ouï, si M. Bonaparte arrive, si M. Bonaparte vous envahit, s'il vient une nuit, poussant devant lui ce qu'il appelle aujourd'hui la France, cette armée maintenant dénationalisée, ces régiments dont il a fait des hordes ; s'il arrive à vos frontières, cet homme, déclarant la Belgique pachalik, vous apportant la honte, vous apportant l'esclavage, vous apportant le vol, oh! levezvous, Belges, levez-vous tous! recevez Louis Bonaparte comme vos aïeux les Nerviens ont reçu Caligula! courez aux fourches, aux faulx, aux socs de vos charrues ; prenez vos couteaux, vos fusils, vos carabines; sonnez le tocsin, battez le rappel, faites la guerre des plaines, la guerre des murailles, la guerre des buissons; luttez pied à pied, défendez-vous, frappez, mourez! Empruntez à Waterloo son cri funèbre : la Belgique meurt et ne se rend pas * ! »
Guizot écrivait à Aberdeen : « Il ne renoncera pas plus à la limite du Rhin qu'il n'a renoncé au coup d'État. 11 se taira, il attendra, mais il persistera*. » Emile de Girardin exposant à Cobden non la politique réelle de l'Empereur, — quelle qualité avait-il pour le faire? — mais celle qu'à son avis il aurait dû suivre, disait : « La France devrait étendre sa frontière jusqu'au Rhin, prendre la Belgique ; après cela l'Empereur pourrait accorder la liberté politique à ses sujets. » Thiers
i. Discours à Anvers, J" août 1852.