‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirsChapitre 38 sur 155 · Sybel, t. IV, p · texte numérisé non relu

Sybel, t. IV, p

France * est une inspiration de la volonté de TEmpereur pour se réserver la possibilité de passer en moment opportun d'un côté ou de ^aut^e^ » Boutade injuste, malheureusement trop justifiée parles apparences.

Lutter contre les événements, contre les malechances, contre les machinations de Tennemi, suffit à absorber les forces d'un chef d'État, comment ne serait-il pas débordé s'il doit soutenir une opposition permanente, de la part de ceux sans le concours convaincu desquels ses desseins courent le risque d'échouer. Telle est cependant la pénible situation dans laquelle Napoléon III s'est trouvé durant tout son règne. Il n'y a pas à blâmer ceux de ses serviteurs qui essayèrent de contenir ou de déjouer ses projets, car ils croyaient servir le véritable intérêt de leur pays ; ceux qui les eussent secondés de tout cœur et avec conviction, les républicains, avaient été rejetés dans une opposition irréconciliable. Nous retrouvons encore ici une autre conséquence fatale du rétablissement de l'Empire. Il a fallu à l'Empereur une volonté indomptable et un sang-froid presque héroïque pour faire quoi que ce soit dans le milieu hostile à ses entreprises où il avait établi son gouvernement. Mais la volonté est ce qui s'use le plus vite, et les obstacles, en apparence les plus fragiles, ne sont pas ceux qui la fatiguent le

i. Une partie de la diplomatie blâmait l'annexion des Duchés approuvée par l'Empereur.

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