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pas de rester seuls avec 400000 hommes, surtout aussi longtemps que les autres se battront; en prenant parti pour Tun ou pour l'autre d'entre eux, nous ferons toujours une meilleure affaire qu'en nous unissant par une alliance prématurée et sans condition avec un allié aussi peu redoutable que TAutriche*. »
Il essaya d'entraîner les États moyens et petits. L'hostilité déclarée à la Diète du plénipotentiaire prussien et de son collègue autrichien avait donné aux ministres de Saxe Beust, de Bavière Pfordten, de Hesse-Darmstadt Dalwigk, l'idée de s'emparer de l'autorité de la Diète, de se constituer les arbitres du conflit entre leurs deux grands confédérés, et de se rendre ainsi en Europe les interprètes nécessaires de l'Allemagne. — Désir de grandeur manifesté par de petites' gens, disait le roi de Prusse. — Cependant ils se rangèrent à l'avis de Bismarck. Leur défiance et leur jalousie contre la Prusse, qui les avaient jetés aux pieds de l'Autriche, furent vaincues par leur haine de laFrance. Les petits États les suivirent. Ils désiraient la neutralité et la paix, mais avant tout antifrançais, sauf Darmstadt, obligés de se prononcer, ils se prononceraient pour la Russie. Ils n'approuvaient pas les accointances de l'Autriche avec les puissances occidentales et ils n'en attendaient que des câlamités^ On peut donc dire que la grande