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t LE CONGRÈS DE PARIS. 357
le Piémont des conséquences extrêmement fâcheuses. En présence de l'irritation des partis d'un côté et de l'arrogancç de TAutriche, il n'y qu'à se réconcilier avec l'Autriche et avec le Pape, ou se préparer à une guerre terrible, aune guerre àmort, la guerre jusqu'avec les couteaux. 11 y a des positions où il y a moins de danger dans un parti audacieux que dans des excès de prudence. Modéré d'opinion, je suis plutôt disposé aux moyens extrêmes et audacieux, je suis convaincu que dans ce siècle l'audace est la meilleure politique. Elle a réussi à Napoléon, pourquoi ne nous réussirait-elle pas * ? »
En proie à une véritable hallucination, il crut Clarendon favorable à ce projet chimérique. Que Clarendon ait écouté ses propos exaltés sans s'indigner ni protester; qu'il ait manifesté, comme il l'avait fait au Congrès, la plus profonde sympathie pour les Italiens, et exprimé le vœu de les voir affranchis ; qu'il ait ajouté qu'au cas où l'Autriche se précipiterait sur le Piémont, crainte qui hantait l'esprit troublé de Cavour, on pourrait compter sur l'aide de l'Angleterre, c'est possible. Mais il n'est pas croyable qu'il ait dit : « Oh ! certainement, si vous êtes dans l'embarras, vous pourrez compter sur nous, et vous verrez avec quelle énergie nous viendrons à votre aide. » Ce langage déplacé ne peut être attribué à un homme du sérieux de Clarendon, et Ton doit admettre sa dénégation ^