‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirsChapitre 74 sur 155 · Lettre à Morny, 15 janvier · texte numérisé non relu

Lettre à Morny, 15 janvier

L'BMPfREUR A LA LIBERTE DES ALLIANCES. 379

cela assu^L le pas à l'ambassadeur de France.

Les megibres de notre mission furent entourés des ^prévenances les plus empressées et les plus sigiificatives. Alexandre se réjouit que la présence de Morny marquât la fin d'une situation heureusement terminée; il exprima sa reconnaissance envers l'Empereur Napoléon pour Tiafluence bienveillante qu'il avait exercée sur l'ensemble des négociations; il dit : « L'Empereur a un ami bien chaud dans le comte Orlow ; il est revenu de Paris complètement sous le charme » ; puis, plus tard : « Mon père avait la plus grande admiration et la plus grande sympathie pour l'empereur Napoléon, et personne plus que lui n'a applaudi au coup d'État et à ce qui s'en est suivi; mon père se croyait trop, peutêtre, le dépositaire des formes traditionnelles, mais il y aurait sans doute moins tenu s'il n'y avait pas été invité. Ahl cette Autriche! quelle politique perfide! Ahl combien j'ai toujours regretté que l'Empereur et mon père ne se soient pas vus ! Je vous assure que mon père l'a désiré souvent, car lorsque l'on a dit que l'empereur Napoléon devait se rendre en Crimée, il voulait aller l'y rencontrer, et certes, ils auraient fait la paix ensemble. Si la guerre a eu un bon côté c'est- celui d'avoir montré combien les deux nations ont de sympathie l'une pour l'autre et les deux armées d'estime réciproque \

Morny ne parvint pas à amener le Tsar à un

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