‹ L'empire libéral; études, réits, souvenirsChapitre 86 sur 155 · De Francfort, 4 novembre · texte numérisé non relu

De Francfort, 4 novembre

Le rapprochement amical entre l'Empereur et le roi de Prusse était opéré, un échange de lettres le consolida. L'Empereur écrivit qu'il comptait sur la persistance des sentiments de sincère amitié, convaincu d'ailleurs que cette amitié contribuerait à la puissance et à la grandeur prussienne. Le Roi répondit sur le même ton. Malheureusement les jours de ce monarque étaient comptés. L'affaire de Neuchâtel l'avait bouleversé, les nouveaux projets de réforme fédérale de Beust, concertés avec l'Autriche, l'achevèrent. Il s'était rendu à Vienne, afin de les conjurer : il fut ulcéré de n'y avoir pas réussi. A son retour, il rencontra également à Dresde des dispositions malveillantes ; dans une discussion, il tomba sans connaissance, frappé d'apoplexie. Son frère, le prince Guillaume, fut chargé de la régence pendant trois mois (octobre 1857).

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