PREMIÈRE PARTIE
des milliers de prisonniers à offrir aux dieux. Nous aurons occasion d’en parler avec plus de détail.
Nous verrons aussi qu’au début du seizième siècle les causes qui avaient produit la dernière révolution de l’Anaîiuac se représentaient, que Montézuma II, aspirant à jouer le même rôle que Tezozomoc et à rester seul maître de la monarchie, s’élevait au-dessus de ses collègues; que les vassaux de l’empire, fatigués du joug mexicain, étaient disposés à la révolte, et qu’une nouvelle coalition paraissait imminente. Cortès profita de ces dispositions; doué d’un puissant génie, s’aidant des prophéties relatives à Quetzalcohuatl, et tirant avantage de la terreur que les armes à feu et les chevaux inspiraient aux indigènes, il renversa en moins de deux années le vaste empire fondé par Netzahualcoyoti et Itzcoliuatl.