PREMIÈRE PARTIE
soit en âge de se conduire lui-même. » Après avoir tenu encore d’autres discours à ses fils, expliqué à Netzahualpilli les principes de l’art de régner, et lui avoir recommandé de veiller toujours au maintien et à la stricte application des lois, le vieux roi prit congé de ceux qui rentouraient et ordonna aux portiers de ne plus laisser entrer personne. Peu d’heures après, la maladie empira, et Neîzaliualcoyoll mourut (1462).
Ses sujets le pleurèrent comme un père. On lui tit de magnifiques funérailles, en présence des rois Axayacatl, de Mexico, Cliimalpopoca , de Tlacopan, de la plupart des seigneurs de l’empire, des ambassadeurs des réi)ubliques de Tlaxcalla, de Huexotzinco, de Cbolullan , et d’un grand ^ nombre de souverains étrangers et même ennemis, car on avait coutume de les inviter en ces sortes d’occasions, et de leur donner des sauf-conduits ou à leurs représentants, s’ils ne pouvaient venir eux-mêmes. Les envoyés de Micboacan, de Panuco et de Tequantepec, parurent aux funérailles de Netzabualcoyotl.