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voie Salara, parallèle à la voie Nomenlane. C'est entre ces deux voies qu'était la villa de Phaon, à quatre milles de Rome. Pour l'atteindre, Néron, qui a mis pied à terre, s'enfonce à travers un fourré d'épines et un champ de roseaux comme il s'en trouve tant dans la campagne de Rome ; il a peine à s'y frayer un chemin; il arrive ainsi au mur de derrière de la villa. Près de là élait un de cqs anlres creusés pour Textraclion du sable volcanique, appelé pouzzolane, tels qu'on en voit encore de ce côté; Phaon engage le fugitif à s'y cacher ; il refuse. On fait un trou dans la muraille de la villa par où il pénètre, marchant à quatre pieds, dans Tintérieur. Il entre dans une petite salle et se couche sur un lit formé d'un méchant matelas sur lequel on avait jeté un vieux manleau. Ceux qui l'entourent le pressent de mourir pour échapper aux outrages et au supplice. Il essaye à plusieurs reprises de se donner la mort et ne peut s'y résoudre; il pleure. Enfin, en entendant les cavaliers qui venaient le saisir, il cile un vers grec, fait un effort et se tue avec le secours d'un affranchi.
On peut faire, sur les pas de Néron, une promenade qui commence au Grand-Cirque et se termine au lieu où a dû être la villa de Phaon : je l'appellerais la promenade vengeresse.
A Rome, on suit Néron au delà de sa mort et jusqu'à son tombeau. Il ne se trouva que des femmes pour lui rendre les derniers devoirs, ses deux nour-