CHAPITRE IV MODE SUBJONCTIF
Le mode subjonctif s'emploie presque toujours ('j dans les propositions subordonnées ou dépendantes (2). Voici comment on peut le distinguer de l'indicatif:
D'une manière générale : le mode indicatif indique quelque chose de certain, de positif; le mode subjonctif indique au contraire quelque chose de douteux, de vague, d'incertain.
L'em|)ioi de ces modes, dans les propositions subordonnées, peut donc se ramener aux deux règles suivantes:
(') Voici la .seule expression ou le sul>jonotif est employc^ d'une manière absolue: Je ne sache pas, pour: Je ne sais pas. Ex. : Je ne sache pas (|u'on m'ait appi;l(i. Dans les expression de ce genre: dussè-je être blâmé, je vous aiderai; dussions-nous échouer, il faut tenter cela, il y a évidemment une proposition sous-ontendue. (Voir page 56.) Dans ce vers du Misanthro/x- de .Molière : « Sois-je du ciel écrasé si je mens! » il y aussi une première proposition non exprimée: « Je consens à ce (|ue je sois écrasé si jo mens, x
(') Cette dernière (jualification tend à remplacer l'autre.
a) Si la chose exprimée dans une proposition subordonnée est ceWame, po5i^i?;e ou probable, le verbe de cette proposition se met à l'indicatif.
b) Si la chose exprimée dans la proposition subordonnée est douteuse, incertaine, vague, le verbe de cette proposition se met au subjonctif.
On emploie le subjonctif dans les cas suivants : 1° Après les verbes qui marquent le doute et tout ce qui se rattache au doute.
Ex. : Je doute qu'il fasse beau demain. — Il se peut que vous ayez raison. — Il est peu probable que mon frère revienne le mois prochain.
Remarques :
a) Les verbes voir, savoir, penser, croire, supposer, se dire, prétendre, et les autres verbes d'affirmation qui gouvernent généralement l'indicatif, deviennent des verbes de doute s'ils sont employés interrogative^yient, négativement ou, ce qui va de soi, dubitativeinent. En ce cas, ils impliquent l'emploi du subjonctif.
Ex.: Pensez-vous que cela soit nécessaire? — Je ne vois pas qu'il soit très malade. — Il ne savait pas que vous fussiez parti. — Je ne suppose pas qu'il soit revenu.
— Vous lui ferez croire difficilement que cela soit arrivé.
— Personne n'ose prétendre que les Romains fussent plus civilisés que les Grecs.
b) Il suit de là que les verbes ayant par eux-mêmes un sens négatif, tels que nier, cotitester, ignorer, rentrent dans la règle qui nous occupe.
Ex. : Je nie que cela puisse arriver. — Nous contestons que cela soit vrai. — Il ignorait que vous fussiez venu.
c) Après les verbes employés interrogativement, on se sert de l'indicatif et non du subjonctif si le sens de la phrase subordonnée n'exprime aucun doute. On dira par exemple :
Savez-vous que notre ami B. est parti '? Ce qui signifie : Il est parti; le savez-vous? Au contraire, on écrira: Savez-vous que notre ami soit parti? Ce qui veut dire : Savez-vous si oui ou non il est parti ?
<Juand la proposition principale interrogative est construite avec la négation, on emploie toujours l'indicatif.
Ex. : Ne savez-vous pas que nous devons venir ce soir? — N'avez-vous pas entendu dire qu'il est malade ?
cl) La remarque précédente s'applique aux verbes employés négativement; ils se construisent aussi avec l'indicatif si aucun doute n'est exprimé dans la subordonnée. Ainsi l'on dira :
Mon frère ne sait pas que vous êtes ici (êtes ici, chose certaine), tandis qu'on dira: Mon frère ne sait pas que son ami soit ici (.50^7 ici, chose mise en doute par celui qui parle).
"2"' On emploie le subjonctif après les verbes exprimant la volonté et toutes les idées qui s'y rattachent telles que le désir, l'intention, la prière, la permission, l'ordre, l'effort, la défense, l'empêchement: vouloir, désirer, entendre, demander, prier, supplier, permettre, autoriser, accorder, commander, ordonner, défendre, s'opposer, etc.
Ex. : Je veux que vous veniez demain. — Il désire que vous soyez content. — Nous permettons qu'il s'en aille.
J'entends qu'il suive mes instructions. — Vous désirez que votre frère revienne. — Le père défend que son fils sorte. — César ordonna, ce jour-là, (jue tous les Gaulois prisonniers fussent passés au fil do l'épée. — Elles souhaitent vivement que vous réussissiez. — Priez que Ton m'attende.
Remarques :
aj Les verbes décréter, arrêter, décider, régler, résoudre gouvernent généralement le futur de l'indicatif ou le conditionnel.
Kx. : Il est décrété que les Chambres se réuniront le 20 octobre. — On décida que les soldats marcheraient tout de suite h l'ennemi. — Nous avions résolu que vous partiriez demain, mais ce n'est plus possible.
b) Certains verbes de la catégorie que nous étudions, tels que dire, écrire, entendre, prétendre, crier, faire savoir, avertir, dont quelques-uns ont deux sens, gouvernent le subjonctif si le second verbe implique un ordre ; au contraire, ils gouvernent Vindicatif, si le second verbe a un sens affirmatif.
Ex. : Dites-lui qu'il vienne (ordre). — Vous lui direz qu'il a tort d'agir ainsi (affirmationj. — Il prétend que vous le respectiez (ordre). — Il prétend que vous le respectez par pure crainte (affirmation). — J'entends qu'on me réponde quand je parle (ordre). — J'entends qu'on me répond dans la chambre à côté, (affirmation).
c) Certains verbes exprimant la volonté, tels que vouloir, désirer, souhaiter, ordonner, sont souvent sousentendus dans une phrase dont la subordonnée est au subjonctif. Cette forme d'optatif, analogue à celle du latin, est très employée.
Ex. : Que la guerre nous soit épargnée ! — Qu'il vienne!
— Que le courroux du ciel allumé par mes vœux — fasse pleuvoir sur elle un déluge de feu ! (Corneille.)
Très souvent le que lui-même est supprimé dans des phrases de ce genre.
Ex. : Puissiez-vous réussir ! — Périsse notre mémoire, mais que la patrie soit sauvée ! — Dieu soit loué ! — Fasse le Ciel qu'on vous entende ! — Plût à Dieu que ce fût le dernier de ses crimes ! (Racine.)— A Dieu ne plaise que j'oublie vos bienfaits. — Je ferai cela, ne vous en déplaise !
— Soit dit entre nous ! — La sentinelle cria : Qui vive ! — Soudain on entendit le cri : Sauve qui peut ! - Comprenne qui pourra ce galimatias !
Dans d'autres cas, c'est la locution quand même ou alors même que qui est sous-entendue.
Ex.: Dût-on me critiquer, je défendrai mon opinion. — Dussiez-vous ne pas réussir, il vaux mieux essayer.
3'^ On emploie le subjonctif après la plupart des verbes qui expriment un sentiment, un mouvement de l'âme, tels que 56 réjouir, se féliciter, être charmé, être heureux^ s'étonner, regretter, être triste, se plaindre, être fâché, avoir honte, avoir envie, etc.
Ex. : Je me réjouis qu'il soit ici. — Nous sommes heureux que vous ayez réussi. — Elle est fâchée qu'on vous ait fait de la peine. — Vous avez envie, je le vois, que votre père vienne.
Observation. Ceux de ces vei'bes qui ont le sens intransitif se construisent quelquefois avec de ce que et gouvernent alors Vindicatif.
Ex. : Je me plains de ce que vous m'avez méconnu. — Nous sommes affligés de ce que vous lui avez parlé.
Remarques :
a) Les verbes qui expriment la crainte, tels que craindre, appréhender, avoir i^eur, trembler, se construisent, comme le verbe latin timeo, avec la négation ne. (')
Ex. : Je crains que le maître ne vienne (Timeo ne pr.pceptor veniat).
Il va sans dire que construit avec ne pas, ils forment un sens tout dilTérent, comme en latin ti7neo suivi de ne 7ion. La phrase : Je crains que le ^naître ne vienne, signifie : Je ne désire pas qu'il vienne; la phrase: Je crains que le maître ne vienne pas (en latin : ne non veniat), a le sens de : Je désire qu'il vienne.
b) Les verbes empêcher, éviter, prendre garde, se garder, exigent aussi que le verbe de la proposition subordonnée se construise avec ne, comme en latin: Cave ne cadas.
O Depuis la nM'ormc partioUo faite par \o NJinistri' de l'Instruction publique en France, l'emploi de ne est absolument facultatif.
Ex. : Prenez garde que cet enfant ne tombe. — Empêchez qu'il ne vienne. — Tâchez d'éviter qu'on ne vous aperçoive.
4" On emploie le subjonctif après certains verbes qui expriment une idée ou un jugement, tels que: approuver, trouver bon, trouver niaui'ais, juger à propos, mériter, valoir, tenir à ce que, s'attendre à ce que, etc.
-.Ex.: Il approuve qu'on agisse ainsi. — Trouvez bon qu'on vous fasse voir vos défauts. — Il jugea à propos qu'on lui apportât ses livres. — Ce livre vaut qu'on le lise. — Je m'attends à ce que vous partiez bientôt.
5'* On emploie le subjonctif après les verbes impersonnels dont le sens exprime une idée de volonté, de doute, de sentiment ou àe jugement, tels que: il faut, il iniporte, il convient, il est tetnps, il semble, il vaut mieux, il est bon, il est utile, il est fâcheux, il est im- 2:)ortant, il est possible, il est rare, il est naturel.
Èx. : Il faut que vous lisiez ce livre. — Il importe que votre frère connaisse ce pays. — Il est utile que vous appreniez le français et l'allemand. — Il est rare qu'on se croie pleinement heureux. — Il est naturel que l'homme poursuive le bonheur.
Remarque: La plupart des locutions impersonnelles q<a\ n'expriment ni doute, ni volonté, ni sentiment, telles .que : il arrive, il résulte, il s'ensuit, il est vrai, il est certain, il est probable, gouvernent généralement l'indicatif.
Ex, : Il est certain que votre mère sera mécontente. — 11 est probable qu'il pleuvra demain. — Il est vrai que je ne l'ai pas vu de mes yeux.
Mais, avec les verbes qui précèdent, on doit employer le subjonctif si le doute domine dans la subordonnée. Ainsi l'on dira :
Il arrive rarement qu'il réussisse dans ses entreprises; tandis qu'on dira: Il arrive souvent qu'on est trompé.
6'^ On emploie le subjonctif après les pronoms ou les adverbes relatifs, pour exprimer la possibUilé ou. le désir.
Ex.: Connaissez-vous un remède qui puisse guérir?
— Indiquez-moi une ville où je puisse passer agréablement l'hiver.
7" On emploie le subjonctif après les superlatifs relatifs et les expressions le seul, l'unique, le premier, le dernier, pour n'exprimer aussi que \q. possibilité.
Ex. : C'est le plus grand artiste qui ait jamais existé. — Je crois que ce voyageur est le seul qui ait visité ce pays.
— Il est probablement le dernier qui ait pensé à vous.
Remarque: Après les mots contenus dans les deux règles précédentes, si la chose est certaine, on emploie Vindicatif.
Ex : Je connais une ville où je pourrai passer agréablement l'hiver. — On le classe parmi les plus grands artistes qui ont existé. -^ C'est le plus âgé qui est mort.
— Voici le premier livre que nous avons lu.
S" On emploie le subjonctif après les locutions conjonctives et les expressions indéfinies composées de que, ayant un sens analogue à celui des verbes déjà mentionnés (doute., rolonté, sentiment, jugement) et marquant: l'intention et le but (afin que, pour que), l'attente (jusqu'à ce que, en attendant que, avant que), la crainte (de peur que, de crainte que), la concession (quoique, bien que, encore que, malgré que), la supposition (supposé que, au cas que, à moins que, pourvu que), la condition (à la conditio7i que, tnoyennant que, pour peu que, en cas que), l'alternative (soit que..., soit que), le doute quelconque (qui que, quoi que, quelque que, quelque, ou que).
Ex. : Il fera cela afin que vous soyez content. — Nous resterons ici jusqu'à ce que votre oncle soit revenu. — Bien qu'il fasse très mauvais temps, je suis forcé de sortir aujourd'hui. — Au cas que vous ne puissiez pas venir aujourd'hui, prévenez-moi. — Quoi qu'on vous dise, gardez vos convictions. — Quels que soient les humains, il faut vivre avec eux. — Soit que vous partiez, soit que vous restiez, avertissez-moi.
Remarques :
a) Quelques-unes des locutions conjonctives de la catégorie précédente se construisent parfois avec Vindicatif, si le verbe de la subordonnée exprime un fait non douteux ou une action indépendante du premier verbe.
Ex. : Il a agi de façon que tout le monde l'a approuvé. — Je fus très heureux jusqu'à ce que mon père mourut, ce qui me causa un chagrin immense.
b) Un assez grand nombre de locutions conjonctives, exprimant le te^yips, la 7naniére, la cause, la comparaison, gouvernent toujours l'indicatif. Ce sont, pour le temps: à mesure que, après que, aussitôt que, depuis que, dès que, lorsque, quand, pendant que, tandis que, tant que, aussi longtemps que; pour la manière: comme, aiiisi que, de 7naniére que, de sorte que ; pour la cause: attendu que, parce que, peut-être que, puisque, vu que; pour la comparaison: de même que, tel que, autant que.
Ex. : A mesure que nous avançons dans notre lecture, le sujet devient beaucoup plus intéressant. — Venez me voir après que vous aurez dîné. — Tandis que nous l'attendons, il se promène. — Il s'attarda trop longtemps, de sorte qu'il trouva, en rentrant, la porte fermée. —Je ne sortirai pas parce qu'il fait trop mauvais temps. — Il faut autant qu'on peut obliger tout le monde.
c) La locution tout... que se construit avec le subjonctif ou l'indicatif, mais ce dernier mode est le plus employé.
Ex. : Napoléon, tout puissant qu'il était, ne put vaincre
la Russie. — Tout grand que soit ce ministre, il n'égale pas Richelieu. — A. la bataille de Poitiers, Jean-le-Bon, tout roi qu'il était, combattit comme un simple chevalier.
9'> On emploie le subjonctif après les locutions il s'en faut de beaucoup que, il ne tient qu'à moi que, il ne tient pas à moi que, en ajoutant quelquefois la négation ne au verbe.
Ex. : Il s'en faut de beaucoup que vous ayez raison. — Il ne tient qu'à moi qu'il ne vienne.
10" On emploie le subjonctif après les locutions c'est assez que, c'est beaucoup que, c'est dommage que, c'est peu que, c'est trop que, d'où vient que.
Ex. : C'est assez qu'on me rende justice ; je ne demande aucune faveur. — C'est peu qu'il ait commencé, il faut qu'il achève. — D'où vient que vous soyez si triste?
11° On emploie aussi le subjonctif pour exprimer le si conditionnel. (Voir page 56.)
r> On emploie parfois le subjonctif, comme en latin, pour remplacer l'impératif.
Ex. : Qu'on le fasse venir! Mais cette nuance rentre dans la règle de l'optatif. (Voir page (Ml)'
13" Que remplaçant d'autres conjonctions.
a) Souvent, à la place des locutions conjonctives qui gouvernent le subjonctif, on emploie le mot que avec le môme mode.
Ex. : Venez ici que Je vous parle (c'est-à-dire: a(in que je vous parle). — Ne partez pas que nous ne soyons revenus (c'est-à-dire : avant que nous soyons revenus). — • Prenez garde qu'on ne vous voie (c'est-à-dire: de peur qu'on ne vous voie).
b) Dans la phrase française, au lieu de répéter une
conjonction, on la remplace par que et le verbe suivant se met au mode et au temps que la conjonction demande.
Ex. : Quand on travaille et qu'on peut gagner aisément sa vie, on doit être content. — Bien qu'il pleuve à verse et que je n'aie pas de parapluie, je suis obligé de sortir.
Remarque. Lorsque la conjonction que remplace la conjonction si (if ou wenn), elle gouverne toujours le subjonctif.
Ex. : Si vous venez demain et qu'il fasse beau, nous pourrons aller à la campagne.
Si, ayant le sens de ob en allemand et de whether en anglais, ne peut jamais se remplacer par que. Il se répète dans 'la phrase.
Ex. : J'ignore si mon père viendra et si nous partirons ensemble.
Emploi des temps du subjonctif.
L'emploi des temps du subjonctif dépend logiquement de l'idée qu'on veut exprimer. P. Larousse dans sa Gram- 7naire supérieure, d'a.\\\eurs pleine d'erreurs ou de lacunes en ce qui concerne l'emploi des autres temps, dit avec raison que la seule règle à suivre est celle-ci : a Voyez à quel temps de Vindicatif ou du conditionnel vous tnettriez le second verbe si la phrase exigeait l'indicatif ou le coyiditionnel et mettez le temps co7''res- 2wndani du mode subjonctif.
Pour appliquer cette règle très juste d'une façon générale il faut se rappeler que :
Le présent du subjonctif correspond : 1° au présent de l'indicatif, 2° au futur.
Uimparfait du subjonctif correspond: 1° à Vimpar-
fait de l'indicatif, 2'^ au passé défini, 3" au conditionnel iwésent ou futur.
Le 2')assé ou parfait du subjonctif correspond : 1" au passé indéfini de l'indicatif, 2" au futur antérieur.
Le plus-que-parfait du subjonctif correspond : 1'^ au 2Jlus-que-parfait de l'indicatif, 2° au conditionnel passé.
Voici, d'autre part, les règles généralement admises par les grammairiens (^).
P Si le verbe de la proposition principale est auprésent ou au futur, le verbe de la proposition subordonnée se met au présent du subjonctif pour exprimer une action encore à faire, et au parfait (passé) du subjonctif pour exprimer une action déjà faite ou antérieure à une autre action.
Ex.: Il faut qu'il vienne demain. — Je doute qu'il ait fini son travail hier. — Il faudra que vous partiez bientôt. — Je douterai toujours qu'il ait réussi.
Remarque. S'il y a dans la phrase une expression conditionnelle, au lieu du i)résent et du parfait on emploie généralement V imparfait du subjonctif pour exprimer une expression à faire ou future et \e plus-que-parfait pour exprimer une action déjà faite ou passée.
Ex. : Je ne crois pas qu'il entreprît cette affaire s'il n'était sûr de réussir. — Je ne crois pas ([u'il eût entrepris cette affaire, s'il n'avait été sûr de réussir.
Dans les phrases de ce genre, on peut aussi employer le conditionnel.
Ex.: Je ne crois pas qu'il entreprendrait cette afi'aire. s'il n'était sûr de réussir. — Je ne crois pas qu'il aurait entrepris cette alTaire, s'il n'avait tHé sûr de réussir.
(') Ces règles sont les mêmes que celles de Va syntaxe latine.
Remarque. Quelquefois le présent et l'imparfait expriment non des actions futures, mais des actions simulia nées.
Ex. : Je suis heureux que vous soyez ici. — J'étais heureux qu'il fût avec moi.
2° Si le verbe de la proposition principale est à l'un des temps du passé ou du condilimmel, le verbe de la proposition subordonnée se met à l'imparfait du subjonctif pour exprimer une action encore à faire et au plus-queparfait du subjonctif pour exprimer une action déjà faite-
Ex. : Je voulais qu'il vînt ce soir, mais il ne peut pas. — Je désirerais qu'il partît avec moi demain. — J'ignorais qu'il eût quitté hier la ville.
Remarques :
a) Après un premier verbe au passé, le verbe de la proposition subordonnée doit se mettre au présent du subjonctif, s'il s'agit d'exprimer un fait constant ou une chose toujours vraie.
Ex. : Je n'ai employé aucune fiction qui ne soit une image sensible de la vérité (Voltaire). — Dieu a voulu que les vérités divines entrent du cœur dans l'esprit (Pascal).
b) Si l'action exprimée par le verbe de la proposition subordonnée est absolument future en soi, on peut employer le présent du subjonctif aussi bien que Vimparfait. On dira par exemple :
Je voulais qu'il vienne demain. — Je voudrais qu'il vienne demain.
c) Dans la pratique journalière, la règle de l'imparfait Qi du plus-que-parfait du subjonctif est constamment violée. Un des professeurs les plus distingués de l'Université de France, M. Léon Clédat, fait remarquer, dans sa Grammaire raisonnée de la langue française, que l'usage de ces deux temps tend pratiquement à disparaître. On peut prévoir le moment où ils seront tout à fait
tombés en désuétude. Les grammairiens ne peuvent rien contre les transformations populaires de la langue. Quand la majorité d'une nation modifie, par un besoin irrésistible de simplification, certaines formes syntaxiques, l'usage finit nécessairement par triompher de la règle. Dans bien des cas, l'usage n'est, du reste, nullement en désaccord avec la logique. Gomme le dit fort bien M. Léon Glédat: « Je voulais qu'il vienne le lendemain » est aussi clair que « Je voulais qu'il vînt le lendemain ». Il est même beaucoup plus logique d'exprimer le futur dans le passé par le présent que par l'imparfait, car un passé implique Vidée la plus contraire à celle du futur. Il faut cependant ajouter que dans d'autres cas l'emploi du présent au lieu de l'imparfait serait impossible, par exemple dans cette phrase : « Croyez-vous que je ne susse pas hier ce que vous vouliez faire. » On ne pourrait pas changer susse et dire : « Croyez-vous que je ne sache pas hier ce que vous vouliez faire » ; ce serait un vrai contre-sens.
Exercices sur l'emploi du subjonctif.
Emploi du subjonctif avec les verbes de doute. Mettez au subjonctif les, verbes soulignés.
Nous doutons fort qu'il réussir. — Il est douteux que nous pouvoir venir. — II est peu probable que notre ami partir demain. — Il conteste absolument qu'on pouvoir faire cela. — Nous ne supposons pas qu'il oser nier ses propres paroles. — Croyez-vous qu'il faire l)eau demain ? — Je ne crois pas qu'il faire beau, le ciel est trop couvert.— Je pense que votre frère est satisfait. Ne pensez-vous pas qu'il le être? — Elle ne prétend pas qu'on la louer, mais qu'on lui rendre justice. — Vous me demandez de lui écrire, mais je ne vois pas que cela être nécessaire. — Notre frère nous dit qu'il essaiera de résoudre le problème, mais il n'affirme pas qu'il réussir. — Nous savons qu'il devait partir, mais nous ignorons qu'il être parti. — Ne croyez pas ([u'on corn mettre impunément une injustice.
Emploi du subjonctif et de Vindicatif après les verbes employés
interrogativement ou négativement.
Mettez les verbes soulignés au subjonctif ou. à l'indicatif,
suivant le sens.
Savez-vous que la paix être conclue ? La nouvelle est officielle. — Savez-vous que la paix être conclue ? Personne ne m'en a rien dit. — Ne savez-vous pas que votre père m'écrive très souvent ? — Prétendez-vous qu'il mentir? Ce serait injuste. — Je ne prétends pas qu'il mentir. — Supposez-vous qu'il 2)OUVOi7' venir demain ? Il ne nous a rien dit. — Supposez-vous qu'il pouvoir réussir dans ces conditions ? — M. Durand est arrivé hier ; mais son ami ignore encore qu'il être ici. — Nous ignorons absolument qu'il être arrivé; pouvezvous nous renseigner ? — Croyez-vous maintenant que nous nous tromper? — Je ne pense pas que vous vous tromper souvent. — Ne me dites pas qu'il avoir tort, je suis de son avis. — Pourquoi supposez-vous que cela être arrivé ? — Je ne suppose pas que cela se passer ainsi. — Admettez-vous qu'ils se tro?nper ? — Je n'admets pas qu'on s'en aller sans nous prévenir.
Emploi du subjonctif di'çvè.s, les verbes de volonté. Mettez au subjonctif les verbes soulignés.
Le maître veut que son domestique être fidèle. — Nous désirons que vous venir nous voir. — Elle supplie qu'on lui faire grâce. — Le peuple demande que la guerre finii^ au plus tôt. — Le général entend que ses soldats conibattre courageusement. — Elle défend qu'on la suivre. — Le duc autorise que l'on prendre du poisson dans son vivier.— Ce propriétaire ne permet pas que les promeneurs passer sur ses terres. — Le roi ordonne que le parlement être convoqué immédiatement. — Nous souhaitons de tout notre cœur que vous avoir un grand succès. — Voulez-vous que nous sortir? — Que demandez-vous? — Je demande qu'on venir à mon aide. — Les nouvelles fortifications empêchent qu'on pouvoir assiéger la ville.
lY
Emploi du aubjoncti/ et de la négation ne (') après les verbes de crainte et de défense.
Mettez au subjonctif &vec ne les verbes soulignés.
Nous craignons qu'il faire mauvais temps demain. -- Elle craint qu'on la gronder. — Graig-nez-vous qu'il venir î — Au contraire, je crains qu'il ne venir pas. — Avez-vous peur qu'il lui ctre arrivé malheur ? — J'ai peur qu'il être fâché contre nous. — Ma sœur appréhende beaucoup que vous partir par ce mauvais temps. — Tremblez qu'on vous voir et qu'on vous retenir ici. — Il faut empêcher à tout prix^que cet enfant sortir. — Prenez garde qu'il savoir un jour ce que vous lui avez fait ! — Evitez surtout qu'elle s'en aller avec cette idée. — Pourrez-vous empêcher qu'il faire très froid ce soir ?
Emploi du ."ubjonrtif et de Vindicatif sivec les verbes de colonté et d'affirmation.
Mettez au subjonctif ou k l'indicatif les verbes soulignés, suivant qu'ils expriment un ordre ou une simple affirmation.
Dites à ces enfants qu'ils faire moins de bruit. — Dites à ces enfants qu'ils faire trop de bruit. — On cite toujours cette célèbre parole de Mirabeau : « Allez dire à votre maître que nous être ici par la volonté nationale et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes! -> — J'écris à mon frère qu'il venir me rejoindre. — J'écris à mon frère qu'il être troj) tard pour venir me rejoindre. — Ecrivez-lui que vou^ habiter \c'\. — J'entends qu'on me rendre justice. — J'entends qu'on me rendre justice dans cette (conversation. — Criez-lui donc qu'il se taire; il nous assourdit. — Criezlui donc que nous l'attendre depuis une heure. — Il faut l'avertir qu'il faire ses préparatifs de départ. — Il faut l'avertir que nous faiî^e nos préparatifs de départ. — Nous lui ferons savoir qu'il être chez nous à midi. — Nous lui ferons savoir f]ue nous être chez nous à midi.
(') Ne se place immédiateiiient après le sujet du verbe.
Emploi du subjonctif aprôs les verbes de sentiment, de jugement et
les impersonnels.
Mettez au subjonctif [es verbes soulignés.
Réjouissez-vous qu'il être parti. —Je me réjouis que mon père revenir demain. — Je me félicite de ce que, grâce à moi, on vous rendre justice. — Nous serons bien heureux que vous i^éussir. — Le roi est charmé qu'on croire à ses bonnes intentions. — Je suis étonné que les ballons ne être pas encore dirigeables. — Rogrettez-vous qu'on l'avoir invité ? — Mon ami est très fâché qu'on le méconnaître. — Pourquoi faites-vous tant de bruit ? Avez-vous envie qu'on vous mettre à la porte ? — J'approuve complètement qu'il être récompensé. — Vous pensez ainsi ; mais trouvez bon (\\1Q l'avoir une autre opinion. — Jugez-vous à propos qu'il lire ce livre ? — Nous trouvons mauvais qu'il s'en aller ainsi. — Elle mérite bien qu'on lui faire des reproches. — Cette maison, quoique très vieille, vaut encore qu'on y mettre de l'argent. — Je ne tiens pas à ce que cet habit être très beau, mais très bon. — Cet individu ne vaut pas la peine qu'on lui répondre. — Il faut que vous partir demain. — Il importe qu'elle être prévenue à temps. — Il faudra que votre frère revenir le plus tôt possible. — Au coucher du soleil, souvent l'horizon est tout rouge ; il semble qu'un vaste incendie avoir éclaté dans le ciel. — Il est temps que cet enfant apprendre à lire. — Il vaut mieux qu'un homme être pauvre et estimé, que méprisé et riche. — Il est bon que votre maître connaître votre décision. — Il est fâcheux que la réponse de votre ami nons parvenir si tard. — Il est possible qu'on choisir cette ville comme capitale de la nouvelle colonie. — Il n'est pas rare d'avoir beaucoup de connaissances, mais il est rare qu'on avoir beaucoup d'amis dévoués. — Il est naturel qu'un homme craindre la mort.
Emploi de Vindicatif Si^vès les verbes iinpcrsonnels exprimant la certitude.
Mettez à V indicatif les verbes soulignés.
Il arrive fréquemment qu'on croire avoir raison, alors qu'on a complètement tort. — Il résulte de ce que vous m'a-
vez dit que vous préférer la musique de Wagner à toutes les autres.— Il s'ensuit que cela être faux.— Est-il vrai que votre cousin savoir l'anglais? — Il est certain que nous croire facilement ceux qui nous flattent. — Il est probable que le malade é^re mort actuellement, car il râlait quand je suis parti. — Il est évident qu'on ne vous attendre plus à cette heure.
Emploi Am subjonctif &i de Y ^ndicatif divec les pronoms et les adcerbes relatifs et les superlatifs relatifs.
Mettez au subjonctif ou à l'indicatif suivant le sens, les verbes soulignés.
Croyez-vous que cet homme venir hier? — Oui, c'est cet homme qui ctre venu hier. — On ne connaît aucun remède qui pouvoir guérir cette maladie. — Nous connaissons un homme qui pouvoir jeûnerquelques jours sans être malade.
— De tous vos amis, il est peut-être le seul qui ne vous acoir pas trahi. — Oui, c'est vrai, il est le seul qui ne m'avoir pas trahi. — Parmi les poètes français, je n'en vois aucun qui être supérieur à Victor Hugo. — Voici la première maison que nous avoir habité à Paris. — C'est le dernier homme à qui je pouvoir m'adresser. — Indiquez-moi une librairie où l'on vendre des ouvrages anglais. — Voici la librairie où l'on vendre des ouvrages anglais. — C'est certainement le plus grand malheur qui poui'Oir frapper un homme. — ^Vaterloo est la plus grande défaite qu'avoir subie Napoléon.
Emploi du subjonctif après les locutions conjonctives et indéfinies
composées de que.
Mettez au subjonctif les verbes soulignés.
Je vous écrirai prochainement pour que vous savoir k quoi vous en tenir. — Restez à la maison jusqu'à ce que jercre/i/r.
— En attendant qu'il faire beau, nous pouvons toujours travailler dans la maison. — Je préfère tout vous raconter, de peur ([ue vous n' interpréter mal mon silence.— On peuttoujours chercher à travailler, bien qu"il t'^re parfois difficile de trouver une occui)ation. — Malgré 'lu'on lui venir en aide, il
ne parvient pas à se tirer d'affaire. — Au cas que vous préférer ne pas venir demain, écrivez-moi. — Nous partirons ce soir, à moins qu'il ne survenir quelque incident imprévu qui nous en empêche. — Pourvu qu'elle recevoir ma lettre à temps ! — Je consens à louer cette maison, à la condition qu'on me faire des réparations. — Pour peu que vous tarder encore, il sera déjà parti quand vous arriverez chez lui. — Soit que cet homme être malade, soit qu'il fuir la société de ses semblables, on ne le voit presque jamais dehors. — Qui que vous être, je ne vous crains pas.— Quelques grands lauriers que promettre la guerre, — on peut être un héros sans ravager la terre {Boileau). — Où que vous aller vous trouverez toujours les liommes semblables. — Il s'en faut de beaucoup que notre travail être terminé. — Il ne tient qu'à vous que votre ami revenir. — Un tyran ne tient pas à être aimé; c'est assez qu'on le craindre. — Votre travail est très difficile, c'est beaucoup que vous avoir pu en faire la moitié. — D'où vient que vous priser plus la flatterie que la vérité ?
Emploi de rmf/<ca«(/ après les locutions conjonctices de temps, de
manière, etc.
Mettrez à Vindicatif les verbes soulignés.
A mesure que vous 2)arcourir ce pays, vous l'aimerez davantage, — Nous arrivâmes après que nos oncles t'^re partis. — Aussitôt que deux heures sonner, vous pourrez partir. — Depuis que nous habiter Paris, nous ne l'avons pas vu une fois. — Dès que je recevoir mon argent, je m'acquitterai envers vous. — Quand on être riche, on peut faire beaucoup de bien. — Pendant que vous lii-e, nous écrivions.— Tandis que vous le chercher en ville, il était tranquillement ici. — Tant que la terre tourner, il y aura des heureux et des malheureux ; le bonheur universel est impossible. — Je travaillerai aussi longtemps qu'il le falloir afin de terminer ce livre.— Gomme vous le voir, j'ai renoncé à mon ancien projet. — Nous avons fait ainsi que vous le désirer. — Le pont est rompu de sorte qu'il être impossible de traverser le fleuve. — Il perdra sûrement son procès, attendu qu'il avoir tort. — Si vous prenez par ce sentier, peut-être que vous rencontrer mon frère. — J'ai vendu mon cheval parce que
je n'avoir plus le temps de le monter. — Puisque vous le vouloir, restons ici. — Notre professeur est toujours tel que nous l'avoir connu. — Elle n'a pas volé autant que vous le croire. — Le tzar, tout absolu qu'il èt7^e, ne peut faire tout ce qu'il veut.
XT
Exercice sur l'emploi de que remplaçant d'autres conjonctions.
Remplacez par que les conjonctions soulignées, en mettant les verbes au temps voulu.
J'irai voir votre père afin qu'il sache dans quelle position vous vous trouvez et afin gu'ïl vous vetiir en aide.— En attendant qu'on m'apporte à manger et en attendant que je 2)0UV0ir commencer, je vais lire un journal. — On va démolir cette maison de peur qu'elle ne s'écroule et de i^ewr qu'il n'arriver un malheur. — Quand on a peur et quand on trembler au moindre danger, on fait un triste soldat. — Quoique vous ayez voulu me nuire et quoiquexous m'avoir fait beaucoup de mal, je ne me vengerai pas. — Si vous voyez mon frère, et si vous pouvoir lui parler, dites-lui qu'on l'attend à la maison. — Pendant que vous tergiversez, et pendant que vous 7^envoyer le moment de prendre une décision, le temps irréparable s'écoule. - Si l'on savait prévoir et si l'on savoir profiter des circonstances, la vie deviendrait très facile. — Lorsque nous irons à Londres et lorsque nous visiter le British Muséum, nous demanderons à voir les sculptures du Parthénon.
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Emploi des tcmp.'f du subjonctif.
Mettez cà l'un des temps du suhjoncti/', suivant le sens, les verbes soulignés.
Croyez-vous que votre mère pouvoir venir demain ? — Je ne crois pas qu'elle venir demain. — Nous sommes allés chez lui hier matin ; il était nécessaire que nous lui 2)arler. — J'aurais voulu que mon élève faire ce travail la semaine passée, mais il ne l'a pas pu.— J'ai écrit à mon tailleur (ju'il m'apporter mes habits le plus tôt possible.— Les Romains ne voulaient pas de victoires qui coûter trop de sang. — Soit qu'il étudier autrefois la langue française, soit «lu'il la
parler d'après la pratique, il s'exprimait très correctement.
— Nous souhaitions vivement que ce pauvre homme obtenir la place qu'il demandait. — Pour réussir dans d'aussi mauvaises conditions, il aurait fallu qu'il avoir beaucoup de chance. — Nous ne croyons pas que notre sœur pouvoir partir hier matin. — Pensez-vous qu'il entreprendre ce travail, s'il n'avait été certain de le terminer. — .Je ne savais pas que Mademoiselle X. partir le mois dernier. — Elle voudrait que sa mère pat^tir avec elle. — Vous n'avez rien fait qui ne être très correct. — Il faudra que vous lire ce livre. — Je craig-nais que vous ne recevoir pas ma letttre la semaine passée. — Napoléon ne voulut pas renoncer à son expédition en Russie, quoi qu'on faire pour l'en dissuader.
— Quand Henri IV naquit, son père ordonna de l'élever comme les fils des paysans béarnais, afin qu'il être plus solide.— Je douterai toujours que cet homme dire hier la vérité. — Il sera nécessaire que vous venir vous-même. — Je ne pense pas qu'il agir ainsi sans motif. — On nous avait demandé qu'il accompagner sa mère, mais nous n'avons pu le laisser sortir. — Nous avions peur qu'il n'interpréter mal nos paroles de ce matin. — Je ne voudrais pas qu'à cause de moi il arriver trop tard hier au soir. — Est-ce que vous supposeriez que cela pouvoir arriver jamais? — Il essaiera de vous aider, mais je n'affirme pas qu'il réussir. — Nous aurions bien voulu qu'il partir avec nous après-demain ; il ne peut pas. — Nous attendîmes notre ami jusqu'à ce qu'il terminer son travail. — Nous fûmes obligés à la fm de lui dire qu'il s'en aller. — Nons avions écrit à ce monsieur qu'il se méfier de ces flatteurs; il n'a pas tenu compte de notre avis.
— Pour pouvoir partir hier, il aurait fallu qu'il avoir de l'argent, et il n'en avait pas. — Nous aurions été bien contents qu'il revenir la semaine passée. — Un homme modeste ne tient pas à ce qu'on le flatter. — Il était temps que les pompes fonctionner, le fe.u allait envahir toute la maison. — Il est bien fâcheux qu'on ne nous pas avertir hier de votre arrivée. — Il est rare qu'on être pleinement heureux.— Cet homme est le seul qu'on ne pouvoir soupçonner. — Connaissez-vous un pays où l'on faire plus de cas de la science que de l'art ? — D'où vient que les hommes ne savoir pas se contenter de peu? — Il était bon que votre ami recevoir cette petite leçon.— Je n'aurais jamais cru que ce poète t'^re si célèbre dans son pays.